Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
Le titre du groupe bavarois, l’un des principaux fournisseurs mondiaux de chariots élévateurs et de solutions intralogistiques, n’est pas en grande forme en Bourse : il a perdu près d’un tiers de sa valeur depuis le début de l’année. Il a subi de plein fouet la défiance des investisseurs, refroidis par le conflit au Moyen-Orient et le retard à l’allumage du « bazooka » budgétaire de Berlin dans les infrastructures.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
La valorisation, avec un PER à peine supérieur à 10 fois le bénéfice escompté en 2027, contre 25 fois en moyenne sur cinq ans, et le retour à venir du plan de relance sur le devant de la scène, nous incitent à maintenir notre conseil d’achat avec un objectif de 64 €.
Le groupe mérite pourtant un meilleur sort. Certes, Kion, qui pilote les marques Still, Dematic ou Fenwick, n’a observé aucun effet positif du plan de relance à ce jour, mais cela n’a pas empêché ses dirigeants de réitérer leur prévision d’un chiffre d’affaires 2026 compris entre 11,4 et 12,3 milliards d’euros, en augmentation d’environ 5 % en milieu la fourchette, même sans contribution du stimulus. Il « pourrait être le facteur décisif pour atteindre le haut de la fourchette plutôt que le milieu de cette dernière », estime l’analyste du cabinet Oddo BHF, qui a relevé, en début de mois, son opinion de « neutre » à « surperformance », pour viser un cours de 58 €. Il salue la solidité des prises de commandes, entre autres.
Solidité des marges
A fin mars, elles s’élèvent à près de 3 milliards d’euros, en hausse de 10,3 % sur un an, battant le consensus d’environ 9 %. La dynamique a été tirée par les solutions d’automatisation intelligentes (IAS), où les prises de commandes ont bondi de 25,9 % et les revenus de 11,7 %, tandis que le secteur des chariots industriels et des services (ITS) est resté plus faible en matière de revenus (– 4,9 %) et de commandes enregistrées (+ 4,2 %) tout en affichant, néanmoins, des marges résilientes, à 9,1 %. La tendance dans l’ITS devra être confirmée dans les prochains mois, car certains clients ont anticipé leurs achats pour s’éviter des hausses de prix à partir d’avril.
En attendant, entre janvier et mars, l’industriel a bien tenu le cap : pour des revenus de 2,77 milliards d’euros (– 0,6 % sur un an), son bénéfice opérationnel ajusté s’est amélioré de 5 %, à 205,2 millions, matérialisant une marge de 7,4 %. La perte nette de 46,9 millions d’euros de mars 2025, qui tenait à des dépenses exceptionnelles liées au plan d’efficacité, a laissé place à un bénéfice de 92 millions.