Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
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Selon l’analyste en charge de la valeur chez Wells Fargo, le groupe de divertissement aurait tout à gagner à céder sa branche de streaming pour se concentrer sur la seule production de contenus et ses métiers annexes de parcs de loisirs. Explications.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
Nous sommes pour notre part acheteurs de l’action Walt Disney même si les performances de la branche streaming sont effectivement le point clé à surveiller dans ce dossier. Objectif de cours de 140 dollars.
Walt Disney, le géant mondial du divertissement, pourrait connaître un important rebond en Bourse selon un scénario avancé par Steven Cahall, analyste en charge de la valeur chez Wells Fargo. Celui-ci estime que le groupe aurait tout intérêt à céder sa branche de streaming afin de revenir à son modèle historique basé sur la production de contenus et ses parcs de loisirs.
Selon l’analyste, cette opération pourrait permettre à l’action de progresser de près de 40%. Le département de recherche de Wells Fargo considère en effet que les contenus produits par Disney prennent de la valeur tandis que l’activité de distribution, notamment via les plateformes de streaming, devient de plus en plus difficile à rentabiliser face à une concurrence accrue.
Disney+ distancé par Amazon Prime et Netflix ?
Disney n’est pas structuré pour rivaliser avec Netflix ou YouTube en matière de volume de contenus, considère Steven Cahall : « On ignore si leur rythme de nouveaux contenus est suffisant pour gérer le taux de désabonnement et maintenir le niveau de marges [à long terme]. Ce qui est clair, c’est que la valeur [de la propriété intellectuelle] est en hausse. »
Selon la société d’analyse de données Quantum Run, citée par CNBC, la concurrence dans le secteur du streaming continue de s’intensifier. Disney+ serait aujourd’hui largement distancé par Netflix et Amazon Prime, qui disposent également d’importants catalogues de contenus originaux et d’une base d’abonnés conséquente. Selon Nielsen, YouTube est même devenu le premier service de streaming en termes de temps de visionnage sur les deux dernières années.
Dernier argument avancé par Wells Fargo : les actifs de propriété intellectuelle se valorisent plus rapidement que les investissements matériels. « Nous ne pensons pas que le box-office, les expériences ou la valeur de la marque en souffriraient si le catalogue était disponible sur une plateforme de streaming mondiale concurrente », estime Steven Cahall.
Ce scénario doit toutefois être nuancé par les dernières performances de Disney dans le streaming. La branche « Divertissement » a généré 11,7 milliards de dollars de revenus à fin mars, en hausse de 10% sur un an. Les revenus issus des abonnements ont progressé de 14%. Pour la première fois, les facturations liées aux abonnements et à la publicité du streaming ont dépassé celles des chaînes de télévision, toujours en recul.
Du côté des parcs Disney, qui représentent 38% de l’activité du groupe, le chiffre d’affaires a augmenté de 7%, porté notamment par la croissance des sites internationaux. Malgré les défis liés au streaming, la puissance des marques Disney et la valeur de son catalogue restent des atouts majeurs aux yeux des investisseurs.