Prévisions chocs
Des médicaments contre l’obésité pour tous – même pour les animaux de compagnie
Jacob Falkencrone
Responsable de la Stratégie d’Investissement
Responsable de la Stratégie Investissement
Menace par Donald Trump d’instaurer des droits de douane de 10 % à partir du 1er février sur les importations en provenance de huit pays européens : le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande et le Royaume-Uni. Cette mesure serait liée à l’exigence que les États-Unis puissent acheter le Groenland.
L’Europe avancerait sur deux axes :
tenter une désescalade diplomatique,
tout en examinant des options de rétorsion, y compris l’utilisation de l’Instrument anti-coercition (Anti-Coercion Instrument – ACI) de l’Union européenne.
Les marchés financiers auraient interprété cette situation davantage comme un risque politique et institutionnel américain que comme un simple scénario de « vente de l’Europe » :
affaiblissement du dollar américain,
surperformance des valeurs refuges,
envolée de l’or et de l’argent à des niveaux records.
Durant le week-end, le président Trump aurait menacé d’introduire une nouvelle série de droits de douane sur les importations en provenance du Danemark, de la Norvège, de la Suède, de la France, de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Finlande et du Royaume-Uni. Plusieurs sources évoqueraient un taux de 10 % dès le 1er février, avec la possibilité d’un relèvement ultérieur.
Cette menace tarifaire serait liée à la possibilité pour les États-Unis d’acheter le Groenland. Il s’agirait donc moins d’un sujet d’équilibre commercial que d’un levier de négociation géopolitique. Cela élargirait le champ des issues possibles (négociation, report, escalade) et rendrait l’évolution moins prévisible. Dans ce type de contexte, les marchés ont tendance à intégrer rapidement le risque lié aux annonces politiques, surtout lorsque le calendrier dépend de décisions politiques.
L’Europe chercherait à éviter l’escalade, tout en indiquant ne pas vouloir rester passive.
Les ambassadeurs de l’UE se seraient accordés pour renforcer les efforts visant à dissuader les États-Unis.
Des dirigeants européens auraient prévu une coordination accrue, notamment via un sommet organisé plus tard dans la semaine.
En parallèle, des discussions porteraient sur des mesures de rétorsion, incluant :
la réactivation d’un important paquet de droits de douane actuellement suspendu,
et l’éventuelle utilisation de l’Instrument anti-coercition (ACI), destiné aux situations où l’UE estime subir une pression économique ou politique.
Risque de mise en œuvre des droits de douane dès le 1er février.
Forum de Davos : intervention attendue de Donald Trump mercredi, pouvant constituer un point clé pour un éventuel apaisement ou, au contraire, un durcissement du discours.
Sommet européen jeudi : observation de la stratégie retenue par l’UE, entre mesures tarifaires classiques ou activation plus sérieuse des mécanismes de l’ACI.
Le dollar américain se serait affaibli, tandis que les flux se seraient orientés vers des valeurs refuges traditionnelles comme le yen japonais (JPY) et le franc suisse (CHF), ce qui irait dans le sens d’un scénario de « risque lié aux États-Unis » plutôt que d’un choc exclusivement européen.
L’or et l’argent auraient envoyé le signal le plus fort :
les deux métaux auraient atteint de nouveaux records historiques lundi,
l’or au comptant évoluant autour de 4 600 dollars,
l’argent proche des 90 dollars, après avoir touché de nouveaux sommets en séance.
Les actifs risqués auraient montré une certaine fragilité dans un contexte de liquidité réduite (marchés américains fermés pour le Martin Luther King Day), ce qui peut amplifier les mouvements avant un éventuel retour à la moyenne lorsque la liquidité redevient normale.
Il ne s’agirait pas de prévoir la prochaine annonce, mais de disposer d’un cadre d’analyse permettant d’ajuster son approche au fur et à mesure que les probabilités évoluent.
Les scénarios et probabilités ci-dessous reflètent l’opinion de l’auteur à des fins de discussion uniquement, et ne constituent ni une prévision ni une recommandation.
La menace servirait principalement de levier de négociation. Des discussions s’engageraient et l’issue finale pourrait être un recul partiel ou un report.
Dans ce cas, il pourrait être envisagé de conserver une protection limitée mais existante, car le coût des couvertures peut rester élevé si le flux d’actualités se calme rapidement.
Les droits de douane de 10 % entreraient en vigueur le 1er février, avec une riposte modérée de l’Europe.
Dans ce contexte, il pourrait être pertinent d’augmenter les protections liées au risque européen, de privilégier la qualité et les secteurs défensifs, et de réduire l’exposition aux segments européens les plus sensibles aux exportations.
Les mesures de rétorsion s’étendraient aux services, aux marchés publics ou aux flux de capitaux, transformant la situation en fracture structurelle plutôt qu’épisodique.
Dans ce cas, les corrélations entre marchés pourraient augmenter, rendant la diversification géographique moins efficace. Il deviendrait alors nécessaire de prévoir des couvertures explicites contre les risques extrêmes et de renforcer les actifs refuges.
Même si la menace immédiate de droits de douane devait être atténuée, le risque structurel resterait celui d’une fragmentation accrue :
commerce plus politisé,
chaînes d’approvisionnement plus conditionnelles,
risques politiques plus élevés pour les entreprises et les investisseurs.
(À des fins d’information : exemples d’instruments utilisables par les opérateurs de marché, et non des recommandations.)
Dans le scénario central, l’or et l’argent, à des niveaux records, joueraient le rôle de couverture privilégiée contre l’incertitude politique et la perte de confiance. Ce soutien pourrait perdurer tant que le sujet resterait centré sur le risque politique plutôt que sur la seule dynamique de croissance.
Risque principal : après des records, des corrections rapides restent possibles en cas d’annonces de désescalade ou de hausse des taux réels.
Exemples d’instruments :
Or et argent au comptant : expressions directes de la couverture contre l’incertitude.
Actions minières aurifères ou argentifères : effet de levier potentiel, mais avec une exposition accrue au risque actions.
Dans un contexte de détérioration des tensions, l’aversion au risque pourrait continuer de s’exprimer via un renforcement du yen et du franc suisse, tandis que le dollar américain ne jouerait pas systématiquement son rôle de valeur refuge lorsque le risque provient des États-Unis eux-mêmes.
Risque principal : un apaisement rapide pourrait entraîner un retour à un régime de marché plus classique, avec rebond du dollar et baisse de la volatilité.
Si la menace de droits de douane persiste, l’Europe pourrait évoluer avec une dispersion accrue entre pays et secteurs.
Les indices des pays explicitement cités pourraient réagir plus vivement aux annonces, tandis que les marchés non mentionnés pourraient sembler plus stables à court terme, sans être totalement protégés en cas d’escalade généralisée.
Les secteurs défensifs (santé, services aux collectivités, biens de consommation courante) et ceux bénéficiant d’une prime géopolitique, comme la défense, pourraient mieux résister, tandis que les secteurs cycliques et orientés export (industrie, automobile, chaînes d’investissement) resteraient plus exposés.
Si les marchés interprètent la situation comme un risque institutionnel américain, une demande pour les obligations refuges pourrait apparaître, même avec un dollar affaibli.
L’évolution des écarts de taux entre les États-Unis et l’Allemagne pourrait servir d’indicateur de régime.
Lorsque la politique pilote les marchés, des mouvements rapides peuvent survenir en dehors des heures de cotation. Des outils permettant de limiter le risque dès le départ peuvent alors être privilégiés, plutôt que de dépendre uniquement de mécanismes d’arrêt de pertes.
Risque principal : une détente rapide de l’actualité peut entraîner une perte de valeur rapide de ces protections.
Les produits sur le Forex et les CFD sont des instruments complexes et présentent un risque élevé de perte rapide en capital en raison de l’effet de levier.
61 % des comptes d’investisseurs particuliers perdent de l’argent lors de la négociation de CFD et de produits Forex auprès de ce fournisseur.
Il conviendrait de s’assurer de bien comprendre le fonctionnement de ces instruments et d’évaluer sa capacité à supporter un risque élevé de perte.