Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
L’Oréal, accélération de la croissance, mais insuffisante pour les marchés
Il a manqué un petit chiffre après une virgule et voilà les résultats 2025 de L’Oréal sanctionnés vendredi 13 février par une Bourse rendue exigeante par la valorisation élevée du numéro un mondial de la beauté.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
Nous conseillons de conserver le titre. L’année 2026 a bien démarré pour le groupe, qui prévoit à nouveau de croître plus vite que le marché de la beauté, attendu lui-même en accélération par rapport aux 3,5 % de 2025. Toutefois, sa valorisation laisse peu de place à la déception. Viser 430 €.
Comme promis, ce dernier a enregistré au quatrième trimestre une accélération de sa croissance interne, à 6 %, après 4,2 % au troisième trimestre. Mais les consensus d’analystes attendaient un peu plus (de 6,1 % à 6,3 %). La déception est venue surtout de la Chine, où le chiffre d’affaires, a quasiment stagné (+ 0,6 %).
Le duty free chinois
« Le dernier trimestre n’a pas été ce que nous attendions », a reconnu Nicolas Hieronimus, le directeur général, durant la réunion financière. La déconvenue est venue en décembre du duty free, marqué par un déstockage à la suite de changements d’opérateurs dans des aéroports de Pékin et Shanghai, en plus de la fermeture d’une « appli » commerciale chinoise sur ce créneau. En dehors de ces contretemps, le patron de L’Oréal s’est montré optimiste envers la Chine, où la croissance interne de l’activité du groupe est passée de 1 % au premier semestre 2025 à 5 % au second. « On voit [chez les consommateurs] un retour de la confiance pour acheter des produits de luxe. Le nouvel an s’annonce bien », a lancé Nicolas Hieronimus.
Le modèle L’Oréal, au demeurant, continue de bien tourner, malgré les devises, le surcroît d’impôt en France et les tarifs douaniers aux Etats-Unis, aux effets compensés par des hausses de prix et une production à plus de 75 % locale. Le groupe a dégagé une marge opérationnelle record, de 20,2 %, contre 20 % en 2024, et abaissé sa dette financière nette à 5,9 % des fonds propres avant de dépenser, ce semestre, 4 milliards d’euros dans l’acquisition de Kering Beauté et à peu près autant dans l’achat de 10 % supplémentaires du suisse Galderma.
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