Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
Exposé à plusieurs secteurs d’activité (logiciels, conseil, services informatiques) menacés, selon le marché, d’une disruption par l’IA, IBM peine à rassurer. Plutôt robustes, les résultats du centenaire de la technologie sur les trois premiers mois de l’année 2026 ont encore été sanctionnés. En cause, la prudence du groupe new-yorkais sur ses perspectives annuelles, alors que les investisseurs espéraient un relèvement d’objectifs.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
Le titre apparaît correctement valorisé au regard des perspectives de croissance et des craintes vis-à-vis de l’IA. Il vaut mieux vendre ou rester à l’écart pour le moment.
Malheureusement pour IBM, les trimestres se suivent et se ressemblent. Depuis le sommet boursier atteint par le titre à l’automne dernier, le « dinosaure » américain du secteur technologique ne cesse en effet de décevoir, victime, aussi, du flux continu d’annonces de la part d’Anthropic, OpenAI et consorts, faisant peser des craintes de disruption sur les activités d’IBM dans les logiciels et le conseil.
Cette « menace IA » ne se traduit pour autant pas encore dans les comptes. Sur les trois premiers mois de l’année 2026, les revenus ressortent en effet à 15,92 milliards de dollars (+6% à changes constants sur un an), pour un bénéfice ajusté par action de 1,90 dollar, deux chiffres s’inscrivant au-delà des attentes des analystes, respectivement logées, en moyenne, à 15,62 milliards et 1,80 dollar.
Faiblesse du pôle logiciels
Insuffisant pour le marché, à en juger par la réaction du titre qui a flanché de 8,2% à Wall Street jeudi. Une sanction que l’analyste de Jefferies, Brent Thill, justifie par la relative faiblesse du pôle logiciels, dont le chiffre d’affaires a crû de 8% à changes constants au premier trimestre, un rythme tout juste conforme au consensus. « Wall Street se demande probablement si les clients retardent leurs achats auprès d’IBM pendant qu’ils testent des outils d’IA », suggère-t-il.
La simple confirmation des objectifs annuels, à savoir 5% de croissance annuelle à changes constants, a également déçu certains investisseurs qui espéraient un relèvement. Interrogé mercredi par CNBC, le PDG Arvind Krishna a justifié cette « approche prudente » par la guerre en Iran et d’autres incertitudes géopolitiques.
| Autres idées de trading similaires |
|---|