Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
Le « tout pour la maison » américain subit, à court terme, le contrecoup des tensions géopolitiques, du manque de dynamisme de l'immobilier et de la possible remontée des taux d'intérêt aux Etats-Unis. Mais cet environnement est déjà pris en compte dans le cours de Bourse. Le pari pour le long terme peut être tenté, les Américains étant prompts à reconsommer à la moindre éclaircie conjoncturelle.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
Le groupe pourrait encore être pénalisé à court terme par la géopolitique, mais la propension des Américains à consommer au moindre signe d'amélioration conjoncturelle devrait soutenir le titre, qui vient de nettement s'infléchir, non loin du plus bas depuis un an (289 dollars). Il faut en profiter. Achat, objectif de 360 dollars.
A observer la réaction de Wall Street à la publication des comptes à fin avril (exercice clos le 31 janvier) de Home Depot, il apparaît difficile de savoir si la surprise a été bonne ou si le « Leroy Merlin » américain a déçu. En effet, ce 19 mai, jour de la parution, le cours a commencé par perdre du terrain (-3% dans la matinée) avant de clôturer dans le vert (+0,8%). Si le chiffre d'affaires trimestriel de 41,8 milliards de dollars a déçu (+0,6% en comparable), le bénéfice par action (BNPA) dilué de 3,43 $ a été supérieur aux attentes (3,41 $). Quant aux précédentes prévisions annuelles de la société, elles ont été confirmées par la direction.
Il faut dire que l'environnement autour des entreprises de distribution d'équipements pour la maison est loin d'être au beau fixe. L'immobilier aux Etats-Unis ne se porte pas bien et les taux d'intérêt sont en train de repartir à la hausse. Pourquoi, dès lors, se lancer dans l'achat d'un nouveau bien, avec des coûts d'emprunt plus élevés, alors qu'on est en train de rembourser un prêt à des niveaux inférieurs ?
Consommateurs incertains
Or, même si l'Américain adore bricoler, il se contentera de petits travaux, repoussant les gros devis à plus tard, d'autant que le pouvoir d'achat est en berne. Le conflit au Moyen-Orient n'est pas sans conséquence sur les consommateurs, puisqu'ils doivent payer un plein à plus de 4 $ le gallon (3,8 litres), soit 25% plus cher qu'il y a deux mois.
« La demande sous-jacente dans notre activité était relativement similaire à ce que nous avons observé tout au long de l'exercice 2025, malgré une plus grande incertitude des consommateurs et une pression sur l'accessibilité au logement », a déclaré le PDG Ted Decker avant de confirmer pour l'année une fourchette de chiffre d'affaires entre « stable et +2% » ainsi qu'un BNPA entre « stable et +4% ». Ce qui constitue un point très rassurant dans ce dossier.