C’est hésitant C’est hésitant C’est hésitant

C’est hésitant

Macro
Christopher Dembik

Responsable de l'analyse macro-économique

Résumé:  Des investisseurs espèrent encore une fin prochaine du conflit en Ukraine. C’est une erreur.


Le marché est indécis. Ce n’est pas nouveau. Et cela va perdurer. Depuis le début de l’année, le CAC 40 affiche une baisse de 8,48%. Sur un horizon mensuel, l’indice parisien a renoué avec le vert, mais dans des proportions faibles (+0,39%). Le marché manque de catalyseur à la hausse. Des investisseurs espèrent encore une fin prochaine du conflit en Ukraine. C’est une erreur. Nous pensons qu’à court terme il y a d’importants risques baissiers. Les derniers indicateurs économiques (en particulier celui du climat des affaires publié par l’INSEE) confirment que la croissance en Europe est en train de ralentir. Les Etats-Unis ne sont pas épargnés. Le ralentissement à l’œuvre n’est pas encore pleinement intégré dans les cours du marché. Par conséquent, il convient d’être très prudent à court terme et d’opter pour des valeurs qui puissent résister en période de baisse du marché (ou opter pour une stratégie de short selling, par exemple).

  • Les indicateurs économiques publiés hier ont confirmé que la croissance devrait ralentir de part et d’autre de l’Atlantique au premier trimestre de cette année. Les indicateurs PMI pour la zone euro sont ressortis meilleurs que prévu en mars. Mais, attention, les PMI se sont avérés peu fiables pour prévoir l’évolution de la trajectoire économique depuis la pandémie. Il faut certainement plus s’intéresser aux enquêtes menées au niveau national, comme l’indice du climat des affaires en France pour le mois de mars. Il a été publié hier par l’INSEE. L’indice est ressorti à un point bas depuis avril 2021. Tous les composantes sont en repli, reflétant une baisse de l’optimisme des industriels. Les enquêtes PMI et l’enquête de l’INSEE indiquent que les pressions inflationnistes restent un problème majeur pour les acteurs économiques. Il faut s’attendre à un fort rebond de l’inflation en zone euro au mois de mars. L’INSEE prévoit pour la France un rebond de l’indice des prix à la consommation à 4,3% sur un an contre 3,6% en février, par exemple. La croissance économique devrait fortement ralentir au premier trimestre en zone euro. L’Ukraine est un des facteurs d’explication. Mais ce n’est pas le seul. Le ralentissement était à l’œuvre avant l’éclatement de la guerre et était lié, en partie, à l’inflation qui rogne la dynamique de consommation dans les pays européens. La problématique est assez similaire aux Etats-Unis. Les commandes de biens durables ont fortement chuté en février, de 2,2%. La baisse des commandes dans l’aéronautique est le principal facteur explicatif. La croissance américaine ce trimestre sera certainement décevante.
  • En période d’élection présidentielle, ce n’est pas surprenant que le pouvoir d’achat soit la préoccupation majeure des Français. Selon un sondage Elabe pour Les Echos publié le mois dernier, 59% des Français ont des fins de mois difficiles depuis l’automne dernier. La hausse de l’inflation est le principal problème. Les hausses de salaires se font attendre. Mais certains groupes en bonne santé en ont déjà annoncé. Airbus a indiqué que l’enveloppe salariale va augmenter de 6,8% sur deux ans. Il s’agit de la plus forte progression des salaires depuis vingt ans. D’autres grands groupes devraient suivre. Mais toutes les entreprises ne pourront pas être aussi généreuses dans un contexte de hausse durable des intrants qui rogne leurs marges.
  • L’Iran comme le Venezuela vont rapidement redevenir fréquentables à cause de la guerre en Ukraine. C’est une bonne nouvelle pour le consommateur européen. L’Iran, c’est évidemment du pétrole. Mais c’est aussi du gaz. Le pays possède les deuxièmes plus grosses réserves de la planète, à hauteur de 32 000 milliards de mètres cubes. C’est presque autant que la Russie (38 000 milliards de mètres cubes). Ce n’est toutefois pas avant le troisième trimestre de cette année que les hydrocarbures en provenance de l’Iran devraient pouvoir alimenter l’Europe, dans le meilleur des cas.

–Les résultats d’entreprises continuent aujourd’hui avec China Shenhua Energy (charbon), Bank of Communications (secteur bancaire chinois), Anhui Conch Cement (ciment), Longfor Group (investissement immobilier et gestion), People’s Insurance (assurance), China Everbright Bank et Meituan (vente en ligne).

–Le Sommet des dirigeants de l’Union Européenne continue. Mais aucune annonce majeure n’est attendue. A 10h, l’indice IFO du climat des affaires pour l’Allemagne en mars est publié. Le consensus des économistes prévoit une forte baisse de 98,9 à 94,2. Nous prêtons beaucoup plus attention à cette enquête qu’aux PMIs Markit publiés hier pour estimer la trajectoire de la croissance.

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