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Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
Renault, un plan pour en découdre avec la concurrence chinoise
Les données chiffrées du plan futuREady de Renault avaient, de façon un peu étonnante, été déjà dévoilées mi-février à l’occasion de la publication des résultats 2025.
Le conseil « Investir » :
Nous conseillons d’acheter la valeur, qui, au-dessous des 30 €, est revenue à ses niveaux de 2022, au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine et de la perte de l’important marché russe. Or le groupe nous semble beaucoup plus solide aujourd’hui. Par ailleurs, le rendement s’élève à 7,8 %. Objectif : 38 €.
Elles ont, au demeurant, été à peine rappelées le 10 mars, lors des trois heures de présentation détaillée du plan, les dirigeants ayant avant tout expliqué aux analystes financiers et aux journalistes réunis au Technocentre, à Guyancourt (Yvelines), la méthode qui doit permettre au constructeur d’afficher d’ici à 2030 une croissance annuelle moyenne des ventes de 5 %, une marge opérationnelle comprise entre 5 % et 7 %, en progression tout au long de la période, et un free cash-flow d’au moins 1,5 milliard d’euros par an. « C’est un plan réaliste et crédible. Il vise à rendre le groupe solide et prêt pour l’avenir. Il doit permettre d’être performant quel que soit l’environnement », a expliqué François Provost, le directeur général, dans un registre très différent de son prédécesseur, Luca de Meo, dont il a salué le plan Renaulution de 2021.
Inde et Amérique latine
Renault ne cessera pas de s’appuyer sur une politique offensive de lancement de nouveaux modèles : 36 d’ici à 2030, dont 14 destinés aux marchés internationaux (Amérique latine, Inde, Corée du Sud, etc.), qui doivent être les principaux moteurs de la croissance des ventes dans un contexte où le marché automobile européen, le cœur du groupe, manque de dynamisme. Si le constructeur continue à miser sur l’électrique, il estime qu’en 2030 ses ventes en Europe se répartiront à parts égales entre des véhicules à batterie et des véhicules hybrides. Hors d’Europe, la moitié des immatriculations concernera encore des modèles thermiques.
François Provost met aussi l’accent sur l’excellence opérationnelle, qui doit permettre de produire plus vite et moins cher sans sacrifier les investissements dans la technologie. A l’image de la nouvelle Twingo, développée en Chine et qui sera commercialisée cette année, les délais de développement des futures voitures Renault ne devront pas dépasser deux ans, ce qui permettra de réduire de 40 % le « ticket d’entrée » des nouveaux projets. Le nombre de pièces dans chaque voiture doit diminuer de 30 %, une baisse du même ordre est visée du côté des frais logistiques. Ainsi, les coûts variables par voiture produite, qui ont baissé de 400 € en 2025, devraient continuer à diminuer au même rythme pendant toute la durée du plan. Face à une telle réduction des frais, on peut juger « conservateur » l’objectif d’une marge comprise entre 5 % et 7 % à comparer aux 6,3 % dégagés l’an dernier. Mais pour faire face à la concurrence chinoise, qui tire les prix vers le bas, le groupe au losange s’attend à devoir rendre aux clients par des prix de vente plus attrayants, notamment dans l’électrique, ces gains de productivité.
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