Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
Engie se met en lumière au Royaume-Uni pour 12 milliards d’euros
Après une bonne dizaine d’années de transformation, Engie a appris aussi ce qui séduit les investisseurs. Alors que ceux-ci s’emballent depuis quelque temps pour les opérateurs de réseaux électriques, cruciaux pour accompagner la montée en puissance des énergies renouvelables et la demande espérée des data centers, Engie a répondu à leurs attentes. Le groupe a annoncé, il y a quelques semaines, l’acquisition, qui devrait être bouclée d’ici à la mi-2026, de UK Power Networks, présenté comme « le distributeur de référence au Royaume-Uni », où ses 192.000 kilomètres de lignes servent 8,5 millions de clients à Londres, dans le sud-est et l’est de l’Angleterre.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
Nous sommes toujours acheteurs du titre. Cette acquisition répond aux attentes des investisseurs et aux besoins du secteur électrique en Europe. Malgré un très beau parcours boursier depuis un an la valorisation reste très raisonnable et le rendement dépasse 5%. Objectif : 33 €.
Ironie de l’histoire, le conglomérat du milliardaire de Hongkong, Li Ka-Shing, a consenti à céder à Engie une affaire rachetée en 2010, pour 6,9 milliards d’euros, à EDF qui cherchait, déjà, à alléger sa dette. L’ex-GDF a financé cette croissance externe par de l’endettement et par une augmentation de capital de 3 milliards d’euros (via un placement accéléré) réalisée dans la foulée de l’annonce juste avant le déclenchement de la guerre en Iran. 4 milliards proviendront de cessions.
Un profil « dérisqué »
« Nous sommes capables de faire cette acquisition et d’investir dans le reste de nos activités », a rassuré Catherine MacGregor. La directrice générale d’Engie a d’ailleurs précisé que le groupe allait porter ses investissements « autour de 12 milliards par an sur 2026-2028, contre 10 milliards jusque-là ». Ils seront déployés à 90 % dans les énergies renouvelables, le stockage par batteries et les infrastructures, dont les réseaux électriques avec UK Power Networks : « C’est le levier de croissance qui nous manquait par rapport à certains de nos pairs. Nous étions déjà dans la génération électrique, nous aurons désormais la deuxième jambe qui nous faisait défaut pour pouvoir bénéficier de tous les aspects de la transition énergétique », a détaillé la dirigeante.
En outre, a-t-elle souligné, « nous aurons un profil plus dérisqué et des résultats plus prévisibles, avec les deux tiers environ de nos bénéfices issus d’actifs régulés ou contractés ». Les réseaux, en effet, en particulier la haute tension, jouissent dans chaque pays d’un cadre tarifaire précis, celui du Royaume-Uni, qui va devenir le deuxième contributeur aux profits du groupe après la France, étant jugé parmi les plus favorables.
Objectifs relevés
De fait, cette prochaine acquisition a conduit Engie à remonter ses objectifs de résultat pour les années futures, et dès 2026 où UK Power Networks devrait être intégré au second semestre : le bénéfice net récurrent, base du calcul du résultat par action et du dividende, est désormais estimé cette année entre 4,6 et 5,2 milliards d’euros, contre 4,2 à 4,8 milliards jusque-là.
Dans le meilleur des cas, ce profit net récurrent pourrait donc dépasser les 4,9 milliards atteints en 2025, ressortis, comme prévu par Engie, dans le haut de la fourchette visée (de 4,4 à 5 milliards). 67 % de ce montant en dividende sera distribué aux actionnaires (la politique du groupe reposant sur un pay out de 65 % à 75 %), soit 1,35 € par action.
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