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Heidelberg, ou quand le bon élève de la décarbonation est mis au piquet
Deuxième cimentier mondial, Heidelberg est considéré comme l’un des groupes les plus avancés dans la décarbonation. La rumeur d’un possible report, en Europe, du passage à des quotas d’émission de carbone payants a néanmoins pesé sur le titre, en réduisant temporairement l’avantage des acteurs les plus vertueux.
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Le repli du titre (environ -8 % par rapport au plus haut du 26 janvier) est perçu comme une opportunité de renforcement, dans l’idée que le groupe retrouvera ultérieurement l’avantage lié à son avance en matière de décarbonation. Acheter avec un objectif de 275 euros.
Cette rumeur a aussi touché d’autres acteurs du secteur, dont Vicat, pourtant l’un des plus économes en droits d’émission et disposant, selon ses estimations, d’un stock permettant de couvrir ses besoins jusqu’en 2030 au moins.
Prolongation possible des certificats gratuits
Selon une information du quotidien allemand Handelsblatt, citant un haut responsable de l’Union européenne, la Commission européenne envisagerait d’assouplir le système d’échange de quotas d’émission (ETS), en prolongeant la distribution de certificats gratuits au-delà du calendrier initial. L’objectif serait de soulager certaines industries à forte intensité énergétique.
L’enjeu est important pour les cimentiers. Si les quotas devenaient payants, le carbone pourrait rapidement représenter un coût additionnel de l’ordre de 50 € par tonne produite. Un report offrirait donc un répit aux groupes les moins avancés dans leurs efforts de décarbonation.
Un avantage simplement décalé
Dans ce scénario, l’avantage compétitif de Heidelberg serait surtout repoussé dans le temps. En parallèle, la capacité à valoriser un ciment bas carbone avec des marges potentiellement plus confortables ne serait pas nécessairement décalée au même rythme.
Il faut toutefois garder à l’esprit la prise de risque associée à cette stratégie. L’usine de Brevik, en Norvège, demeure à ce stade la seule unité de capture de carbone à l’échelle industrielle intégrée à une cimenterie. L’effort d’investissement, estimé pour l’instant à 1,5 milliard d’euros, peut paraître significatif, d’autant que les capacités ne monteront en puissance que progressivement.
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