Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
Ferrari, What else !
Après avoir perdu un tiers de sa valeur depuis la présentation, début octobre, d’un plan à moyen terme jugé beaucoup trop prudent par les analystes, l’action Ferrari a, enfin, stoppé l’hémorragie.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
Nous restons à l’achat de cette valeur de luxe qui n’est pas sensible au marché chinois et qui bénéficie d’une visibilité extraordinaire, avec un carnet de commandes plein jusqu’à la fin de 2027, mais avec un objectif ajusté à 400 € pour tenir compte d’une croissance tout de même moins dynamique que ces dernières années.
A l’occasion de la publication des résultats 2025, le 10 février, le titre a rebondi de 15 % en trois séances. Les prévisions du groupe étant toujours extrêmement prudentes, bien qu’elles aient été relevées en octobre, elles ont été dépassées, montrant une fois de plus le pricing power du constructeur.
En dépit d’une année de transition marquée par de nombreux changements dans la gamme et, donc, une légère baisse du nombre de voitures vendues sur l’année (112 de moins, à 13.640), le constructeur a, en effet, augmenté son chiffre d’affaires de 7 %, à 7,1 milliards d’euros, et son bénéfice net de 11,8 %, à 2,1 milliards. L’évolution du dernier trimestre a été spectaculaire : c’est là que la baisse des ventes s’est produite, mais, malgré cela, le bénéfice opérationnel a monté de 9,6 %. Le mix-produit a été favorable, avec la commercialisation d’un plus grand nombre de modèles chers, comme la 12Cilindri et surtout la SF90XX.
Tout près des 30 % de marge opérationnelle
La hausse de la marge opérationnelle vers le seuil symbolique des 30 % s’est poursuivie. Elle a atteint sur l’année 29,5 %, soit 120 points de base de plus qu’en 2024 et 530 de plus qu’en 2022 ! Autre bonne nouvelle, les inquiétudes qui pointaient l’été dernier au sujet de la valeur résiduelle des voitures semblent s’être dissipées. « Elle est stable et solide », a indiqué Benedetto Vigna en réponse à la question d’un analyste. Plus précisément « elle s’est stabilisée au Royaume-Uni », le pays qui posait le plus de problèmes en raison de la mise en place d’une nouvelle taxe qui avait fait fuir certains non-résidents fortunés et fait baisser les prix des véhicules d’occasion de luxe dans ce pays.
Pour 2026, le groupe table sur une croissance de 5 % du chiffre d’affaires avec un mix-produit de plus en plus favorable au long de l’année. Cette année verra aussi le lancement de la Luce (auparavant baptisée Elettrica), le premier modèle 100 % électrique à l’effigie du cheval cabré. La marge opérationnelle n’est attendue qu’en légère progression, à « plus de 29,5 % », notamment en raison de la hausse des amortissements et des dépenses liées à la compétition automobile et à la transformation numérique.
| Autres idées de trading similaires |
|---|