Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
Walmart : une excellente résistance avant une possible accélération dans les prochains trimestres
Le numéro un mondial de la distribution a dépassé les attentes au premier trimestre tandis que les prévisions pour l’ensemble de l’exercice ont pu décevoir un peu. Mais Walmart est connu pour sa prudence légendaire en début d’année et les propos tenus par la direction sont encourageants dans un contexte de prix qui se normalise.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
Nous sommes acheteurs de Walmart, qui démontre une nouvelle fois sa capacité à résister en période difficile. Le transfert du titre sur le Nasdaq pourrait par ailleurs conduire à une revalorisation supplémentaire du distributeur, si des annonces sont faites en matière d’IA, qui entre aujourd’hui au coeur de tous les métiers. L’action est sur des plus hauts historiques mais nous considérons qu’il faut continuer à acheter des valeurs qui montent régulièrement. Objectif : 160 dollars.
Attendue en baisse de 3% en avant-Bourse quelques minutes après la publication des comptes trimestriels et perspectives du numéro un mondial de la distribution alimentaire, l’action Walmart a finalement effacé ses pertes dès l’ouverture de Wall Street avant de finir ce jeudi sur une note quasiment stable (-1%). Une excellente résistance pour un titre qui gagnait déjà 14% depuis le début de l’année pour un indice S&P 500 quasi inchangé.
Le groupe a dépassé les attentes en termes de ventes et de bénéfices sur le trimestre, mais les perspectives pour l’exercice fiscal en cours sont ressorties un peu en deçà des attentes de Wall Street. Sur les trois mois, le chiffre d’affaires s’est élevé à 190,7 milliards de dollars, légèrement au-dessus des 190,4 milliards anticipés par le consensus, pour un profit net par action de 74 cents (73 cents visés). Pour l’ensemble des douze prochains mois, Walmart table sur une hausse de son chiffre d’affaires net comprise entre 3,5 et 4,5% et sur un profit par action ajusté de 2,75 à 2,85 dollars. Le consensus LSEG attendait 2,96 dollars par action.
Des gains de part de marché chez les hauts revenus
Pour autant, les motifs de satisfaction sont nombreux. Dans une interview accordée à la chaine CNBC, le directeur financier, John David Rainey, a en effet indiqué que le distributeur continuait à gagner des parts de marché dans toutes les catégories de revenus, et même plus encore auprès des ménages les plus aisés. Il estime par ailleurs que la hausse des prix due à l’inflation et aux taxes douanières décrétées par Donald Trump devrait s’atténuer au cours des prochains mois : « On dirait que les prix se sont un peu normalisés. Je pense que, dans l’ensemble, le secteur du commerce de détail a absorbé ou subi le plus gros des conséquences des droits de douane. »
Les ventes ont bondi de 4,6% à périmètre comparable aux Etats-Unis sur un an et surtout de 27% pour ce qui est du commerce en ligne, qui représente désormais 23% de l’activité du distributeur. Il s’agit du quinzième trimestre consécutif de croissance à deux chiffres sur ce segment pour le groupe. A l’échelle mondiale, les ventes en ligne ont augmenté de 24% sur un an. A noter que la cotation de Walmart a été transférée, en ce début d’année, du Nyse au Nasdaq, à plus forte connotation technologique, la capitalisation boursière du groupe ayant franchi par ailleurs le seuil des 1.000 milliards de dollars au début de ce mois.
Walmart est souvent considéré comme un baromètre de l’économie américaine et de la consommation en raison de sa taille et de sa forte pénétration dans l’ensemble du pays. Le groupe est aussi connu pour sa prudence en début d’exercice, avant de relever potentiellement ses prévisions au fil des trimestres. A ce titre, la confiance semble être de mise au sein du groupe, le directeur financier ayant indiqué à Bloomberg que le groupe évoluait dans un « contexte macro assez fluide et dynamique ». Michael Baker, chez DA Davidson, ne se montre pas inquiet de ces prévisions pour l’exercice, qu’il juge peut-être volontairement prudentes de la part du nouveau PDG John Furner, tout juste arrivé ce 1er février pour succéder à Doug McMillon, parti à la retraite, mais dont on attend qu’il conserve la même stratégie de développement.
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