Vinci, un bon élève jugé sévèrement
La météo aura coûté 2,2 % de la capitalisation boursière au géant de la construction et des concessions.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
Vinci reste un titre protégé par son rendement (4 %), défensif grâce à ses concessions, tout en étant stimulé par des services à l'énergie en croissance notable. Nous le recommandons à l'achat pour viser 160 €.
C'est ce que les investisseurs ont repris au titre après la publication des ventes trimestrielles affectées par les intempéries exceptionnelles de l'hiver. Pourtant, le début d'exercice n'est pas représentatif de l'année chez Vinci, d'autant moins cette fois avec la météo hors norme. Mais de fait, le chiffre d'affaires de 16,27 milliards d'euros, presque stable (- 0,3 %), est légèrement en dessous des attentes, de 16,61 milliards en moyenne. Dans le détail, les changements de périmètre (+ 1,4 %) ont permis de compenser le recul de 0,5 % des ventes à données comparables, et l'effet défavorable des variations de change de 1,2 %.
La présence à l'international, qui représente 57 % des facturations, a par ailleurs bien compensé le recul des ventes de 2 % en France, par une avance de 1,1 % avec les acquisitions, et de 0,9 % à structure comparable.
Le chiffre d'affaires des concessions a progressé de 1,4 % et de 3 % à structure comparable. La partie aéroportuaire souffre moins que ce que l'on pouvait anticiper des impacts de la guerre au Moyen-Orient. Le trafic (nombre de passagers) a progressé de 1,5 % grâce à une bonne diversification géographique. On observe toujours de fortes progressions sur des plateformes phares comme Lisbonne, Edimbourg, Belgrade et Budapest. Londres Gatwick, en revanche, est touché par des vols annulés.
Marchés porteurs
On retiendra surtout de ces résultats la forte poussée dans le secteur des services à l'énergie qui sécurise les perspectives 2026. En fidèle soutien des temps difficiles, le pôle s'affiche en croissance de 4,7 %. Autre signal positif : les prises de commandes cumulées du trimestre de Vinci Energies, Cobra IS et Vinci Construction ont atteint 17,4 milliards d'euros (+ 5 %), bien au-dessus des 13,6 milliards d'euros de facturations de ces entités sur le trimestre. Le carnet de commandes culmine à 74,9 milliards (quinze mois d'activité, et + 4 %), avec un apport clé de l'Allemagne qui représente 20 % de ce total.
En dehors d'un effet récessif global sur l'économie, les tensions géopolitiques devraient continuer à soutenir les grandes tendances favorables aux métiers du groupe. « Les besoins d'investissements dans les infrastructures vitales - développement de l'électrification et de la digitalisation notamment - vont s'amplifier sous l'effet des enjeux de souveraineté », estime la direction. Les prévisions 2026 communiquées à l'occasion de la publication des résultats annuels sont confirmées.
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