Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
Impressionnant sur la partie gouvernementale, le spécialiste de la surveillance algorithmique a pêché, selon un marché exigeant, sur son pôle commercial, où les revenus sont ressortis légèrement en-deçà des attentes. Si Palantir a relevé plusieurs objectifs annuels, cette publication a reçu un accueil négatif à Wall Street.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
Les perspectives restent favorables mais le titre se traite encore trop cher selon nous pour se repositionner sur le dossier. Nous considérons qu’il faut encore rester à l’écart voire vendre pour ceux qui ont des titres en portefeuille.
Les investisseurs se montrent (logiquement) plus exigeants avec les sociétés dont les titres se traitent sur des ratios de valorisation particulièrement élevés, ce qui est toujours le cas de Palantir, malgré une performance boursière peu flatteuse depuis le 1er janvier (-25%). L'action de l'éditeur de logiciels spécialisé dans l'analyse algorithmique de données se négocie de fait encore près de 100 fois les bénéfices attendus sur l'exercice en cours, avec une valorisation surpassant légèrement le seuil des 300 milliards de dollars.
Dans ces circonstances, la moindre déception se retrouve souvent lourdement sanctionnée. Palantir a pu le constater ce mardi 5 avril, avec un recul proche de 7% en Bourse en dépit d'une publication robuste dans l'ensemble.
En hausse de 85% sur un an, le chiffre d'affaires trimestriel ressort à 1,63 milliard de dollars, pour un bénéfice par action de 33 cents, deux métriques ayant surpassé les attentes des analystes, respectivement logées à 1,54 milliard et 28 cents. L'accroc, pour Palantir, est venu de son pôle commercial, au sein duquel les revenus ont bondi de 133% sur un an pour s'inscrire à 595 millions, contre un consensus fixé à 604 millions.
Bien que sensiblement relevé, l'objectif de chiffre d'affaires annuel, désormais à 7,65 milliards de dollars, contre 7,18 milliards projeté à la fin de l'exercice 2025, suggère, en outre, un léger ralentissement du rythme de croissance au cours du second semestre. Suffisant pour contrarier le marché.