Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
Gap secoué en Bourse mais pas vaincu
Le groupe californien de prêt-à-porter a dévoilé des ventes et marges au quatrième trimestre légèrement inférieures aux attentes, alors que Old Navy, la plus grande marque de l'entreprise, et Athleta, la plus petite, ont déçu. Mais il y a aussi des signaux positifs.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
Nous restons à l'achat de la valeur, qui travaille à son redressement et n'a pas à rougir de ses performances dans le contexte actuel. La valorisation est tout à fait correcte. Viser 32 dollars.
Gap est un habitué des « gaps » boursiers. Le géant californien du prêt-à-porter, maison mère de Gap, Old Navy, Banana Republic et Athleta, en a un subi un considérable le 6 mars, chutant de 14,4%, sa plus grosse contre-performance boursière de 2026, à la suite de la publication des résultats du quatrième trimestre 2025 (clos le 31 janvier). Après une baisse de 8,8% de l'action depuis le 1er janvier, le titre capitalise 10 fois les bénéfices attendus par le consensus FactSet en 2026 et 9 fois ceux de l'exercice suivant, matérialisant, là aussi, un « gap » avec la moyenne des trois dernières années de 13 fois. Les ventes un peu inférieures aux attentes de Old Navy (+3% en comparable sur le dernier trimestre, contre 4,3% anticipé), la marque la plus importante, et d'Athleta, la plus petite (-10% en comparable), ont été sanctionnées par le marché, qui semble avoir oublié, d'une part, que le redressement d'un groupe prend du temps, d'autre part, que Gap (+7% en comparable) et Banana Republic (+4%) ont fait mieux que prévu, enfin, que la fermeture de 800 magasins au plus fort des intempéries ayant balayé une grande partie des Etats-Unis en janvier est temporaire.
Quid des tariffs ?
Quant aux « tariffs » de Donald Trump, responsables de la contraction à 38,1% de la marge brute (-80 points de base sur un an), ils pourraient faire pschitt à la suite de la décision de la Cour suprême sur la politique douanière de la Maison-Blanche. A ce stade, Gap n'a pas pris en compte d'éventuels changements de taxes, au motif que c'est « prématuré », mais tout allègement autorisera la direction à émettre des prévisions plus solides que celles formulées, en ligne, sans plus, avec les attentes. Le groupe californien table sur une hausse de 1 à 2 % des ventes sur le trimestre en cours et de 2 à 3% sur l'exercice entier. Un règlement de 313 millions de dollars à la suite d'un litige permet un objectif de bénéfice par action ajusté sur l'année compris entre 2,20 et 2,35 dollars, contre 2,13 dollars en 2025.
Dans une interview accordée à la presse américaine, Richard Dickson, le patron de Gap, a reconnu que les tendances « ont été décevantes » chez Athleta, « sévèrement punie pour sa fadeur relative dans un marché tendu », selon Neil Saunders, le directeur général de GlobalData. Mais le redressement de Gap « a pris racine ». Le groupe a en effet enregistré son huitième trimestre consécutif de croissance des ventes comparables, un signe encourageant. « Le groupe exécute une stratégie claire pour revigorer ses marques et stimuler une croissance rentable, estime Corey Tarlowe, analyste chez Jefferies. Gap reste bien positionné pour le succès. » Richard Dickson s'est appuyé sur des partenariats et des collaborations pour accentuer la pertinence de son positionnement.
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