Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
Un trou d’air à mettre à profit sur l’action Airbus
Une satisfaction et une déception à l’occasion de la publication des comptes 2025 d’Airbus en février. Si les performances passées se sont avérées en croissance et conformes, dans l’ensemble, aux attentes du consensus, il n’en a pas été de même des projections.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
Les perspectives à long terme ne sont pas remises en question. La baisse du titre ( -11% depuis la publication des comptes 2025) amplifiée par la récente chute des marchés, offre une occasion de se renforcer. Nous conseillons l’achat avec un objectif de 260 euros.
Les performances de l’an dernier traduisent la poursuite de la croissance du groupe malgré un environnement complexe : le chiffre d’affaires de 73,4 milliards d’euros, dont 14,2 milliards dans la défense (+ 15 %), a progressé de 6 %, et le résultat d’exploitation, de 7,1 milliards d’euros (donnée ajustée des éléments comptables liés aux taux de change et aux provisions pour dépréciation sur les programmes du groupe), a crû de 33 %.
Le bénéfice net a, lui, avancé de 23 %, à 5,2 milliards, et le groupe franco-allemand a dégagé une trésorerie nette de 4,5 milliards (+ 2 %), avant financements clients, comme prévu. Airbus proposera à la prochaine assemblée un dividende de 3,20 € (+ 7 %).
Manque de moteurs
Mais du côté des prévisions, le constructeur aéronautique table, à ce stade, pour l’exercice en cours, sur une quasi-stabilité de ses ratios financiers par rapport à l’an dernier : un Ebit ajusté d’environ 7,5 milliards d’euros et une génération de trésorerie d’environ 4,5 milliards. En outre, si ses livraisons d’avions commerciaux sont amenées à croître de 10 %, seulement 870 appareils devraient rejoindre les flottes clientes. Les analystes financiers, selon le consensus établi par FactSet, en attendaient 903, les plus pessimistes visant une fourchette de 880 à 900.
L’objectif de moyen terme de 75 monocouloirs A320 produits par mois en 2027 est également décalé, à environ 70 à 75 appareils mensuels d’ici à la fin 2027, puis 75 au-delà. Une cause à cela, clairement explicitée par la direction d’Airbus : un nombre insuffisant de moteurs fournis par Pratt & Whitney, filiale de RTX, pour ses A320. « Nous sommes là où nous sommes. Nous sommes très déçus par Pratt & Whitney. Nous avons initié un processus afin de faire valoir nos droits contractuels », a déclaré Guillaume Faury, le directeur général.
Autre point de tension, mais cette fois-ci plus politique, concernant le programme du futur avion de combat européen (Next Generation Fighter), correspondant au premier « pilier » du système de combat aérien du futur (Scaf), au sein duquel Airbus représente l’Allemagne et l’Espagne mais dont le développement avec Dassault Aviation, représentant la France, est en panne. Dès lors, pour le dirigeant, « si nos clients le demandent, nous soutiendrions une solution à deux avions […] Une solution à deux avions serait une opportunité d’intégrer d’autres partenaires. Mais cela dépend de nos clients et nous n’en sommes pas là ».
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