202603 Dfense secteor

Défense européenne : repli passager ou changement de régime ?

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Dorian-Anglada
Dorian Anglada

Investment Analyst

Points clés

  • Un paradoxe de marché : malgré un contexte géopolitique extrêmement porteur pour la défense européenne, les valeurs du secteur corrigent fortement après des années de hausse quasi continue.
  • Une correction surtout technique et de valorisation : prises de bénéfices, attentes devenues irréalistes, et exigences accrues du marché face à des résultats désormais jugés “d’exécution”.
  • Des fondamentaux toujours solides : budgets de défense en forte hausse en Europe et chez les alliés OTAN, avec un supercycle structurel toujours en cours mais plus exigeant en termes de livraison et de marges.

Le paradoxe : des guerres partout, des cours en repli


En ce début d’année 2026, l’environnement géopolitique n’a jamais paru aussi favorable aux industriels de la défense : la guerre en Ukraine entre dans sa cinquième année sans perspective de règlement stable, les Etats-Unis ont ouvert un front militaire contre l’Iran dont les répercutions sont encore imprévisibles, et les menaces sur les flancs Est et Sud de l’OTAN se multiplient.

Pourtant, contre toute attente, les principales valeurs du secteur reculent nettement par rapport à leurs sommets récents. En mars seulement, l’indice MSCI Europe Aerospace & Defence a cédé près de 10 %. Sur une période de trois mois, certaines baisses sont encore plus marquées : environ -23 % pour Rheinmetall, -20 % pour Saab, -10 % pour Renk et -9 % pour Hensoldt.

Ce paradoxe n’en est pas vraiment un, à condition de comprendre deux choses fondamentales : ce que valorise réellement le marché, et à quel point les cours avaient anticipé des années de perfection.
 

L’ascension : de secteur oublié à chouchou des marchés


Pour comprendre la baisse actuelle, il faut la replacer dans son contexte.

Avant 2022, le secteur de la défense européenne végétait dans l'indifférence. Les critères ESG l'avaient largement exclu des fonds institutionnels. Les valorisations étaient déprimées. Les budgets militaires européens étaient en déclin tendanciel depuis la fin de la Guerre froide. En 2014, lors du sommet du Pays de Galles, seuls trois pays membres de l'OTAN atteignaient l'objectif de 2% du PIB consacré à la défense. La plupart des industriels survivaient sur un flux de commandes domestiques limité et des cycles longs.

L'invasion russe a tout bouleversé en quelques semaines. En quelques mois, le secteur est passé du statut de "délaissé éthique" à celui de "thème d'investissement structurel prioritaire". Les flux ont été massifs, les valorisations ont explosé — et comme dans tous les secteurs qui bénéficient d'un tel engouement soudain, les cours ont anticipé plusieurs années de croissance parfaite.

Ce changement brutal, dans un secteur jusque-là peu détenu, a déclenché une hausse exceptionnelle des cours. En 2025, les performances ont atteint des niveaux rarement observés : Thales a progressé de 69 %, Leonardo de 93 % et Rheinmetall de 152 %. Sur une période plus longue, les hausses sont encore plus marquées : plus de 1 450 % pour Rheinmetall, près de 950 % pour Saab et environ 800 % pour Leonardo.

À ces niveaux, un repli n’a rien d’étonnant : une partie des investisseurs sécurise simplement ses gains après une progression hors norme.

Perf defense

Pourquoi cette baisse : 4 facteurs


La correction actuelle est souvent présentée comme un simple trou d'air technique. Cette lecture est incomplète. Elle mêle en réalité des facteurs de natures très différentes (certains purement mécaniques, d'autres plus fondamentaux) et leur interaction explique l'ampleur du mouvement.

1) La géographie des conflits joue contre l’Europe

 

C'est le facteur le plus sous-estimé. Le front iranien, ouvert par les États-Unis, propulse les industriels américains, pas les Européens. Raytheon, L3Harris, Northrop Grumman, spécialisés dans les missiles air-air, les munitions de précision longue portée et les systèmes de guerre électronique, sont en première ligne. Les groupes européens, construits autour des besoins d'une guerre terrestre de haute intensité en Europe de l'Est (munitions d'artillerie, blindés, systèmes anti-drone), capturent peu de valeur sur le théâtre moyen-oriental. Le budget de défense américain qui pourrait atteindre 1 500 milliards de dollars a par ailleurs provoqué une réallocation des capitaux des fonds globaux vers la défense US, au détriment de l'exposition européenne.

2) L’effet « expectations gap » : Les résultats déçoivent un marché qui rêvait trop grand

Rheinmetall illustre parfaitement ce phénomène. En mars 2026, ses résultats annuels 2025 ont été jugés « mitigés » malgré une croissance de 29% du chiffre d'affaires et un carnet de commandes record. Pourquoi ? Parce que le résultat opérationnel est ressorti 4% en dessous du consensus, et le free cash-flow 11% sous les attentes. Sur un titre qui se négocie à 60x les bénéfices, le moindre écart par rapport aux attentes très élevées du marché se traduit par une sanction sévère (le cours a plongé de plus de 5% le jour de la publication). Le secteur est devenu un « dossier d'exécution », selon les termes d'AlphaValue: la moindre imperfection opérationnelle est amplifiée par des valorisations tendues.

3) 
La prise de bénéfices des hedge funds et la rotation sectorielle

Après une hausse de 1 400% pour Rheinmetall et 990% pour Saab depuis 2022, la pression vendeuse des fonds qui avaient accumulé des positions était mathématique. Cette rotation s'est faite au profit de secteurs jugés plus attractifs dans le contexte 2026 : les banques européennes, portées par la persistance de taux élevés, la technologie, relancée par les nouvelles architectures IA ou encore la défense américaine, dopée par le budget militaire de l'administration Trump. Morgan Stanley a confirmé que la sous-performance récente relevait avant tout de ces facteurs techniques, sans dégradation des fondamentaux.

4) 
Des valorisations qui avaient décroché des fondamentaux

Le ratio P/E de Rheinmetall a atteint un pic de 172x au premier trimestre 2025, un niveau absurde pour un industriel dont les carnets de commandes, bien que records, n'impliquaient pas une croissance des bénéfices à deux chiffres chaque trimestre. Les investisseurs avaient anticipé (et sur-anticipé) plusieurs années de croissance, laissant peu de marge de sécurité.


Les fondamentaux : un supercycle, pas un effet de mode


La correction récente ne remet pas en cause une tendance de fond qui reste très solide sur le plan industriel et budgétaire.Les chiffres de l’OTAN en témoignent clairement. En 2025, tous les pays membres ont atteint ou dépassé l’objectif de 2 % du PIB consacré à la défense. À titre de comparaison, seuls trois pays franchissaient ce seuil en 2014. Sur un an, les dépenses de défense des pays européens de l’OTAN et du Canada ont augmenté d’environ 20 %.

Cette dynamique ne s’arrête pas là. Lors du sommet de La Haye en 2025, les alliés se sont engagés sur une trajectoire encore plus ambitieuse, visant des dépenses totales de défense proches de 5 % du PIB d’ici 2035, dont 3,5 % dédiés strictement aux dépenses militaires.

En Europe, le plan ReArm Europe renforce encore cette orientation. La Commission européenne a prévu d’assouplir les règles budgétaires afin de permettre aux États membres d’augmenter leurs dépenses militaires, avec jusqu’à 150 milliards d’euros de prêts et un objectif d’environ 650 milliards d’euros de dépenses supplémentaires entre 2025 et 2028.

Sur le plan des résultats, le secteur de la défense continue d’afficher une dynamique solide, même si les réactions boursières deviennent plus exigeantes.

Rheinmetall a encore enregistré une forte croissance en 2025 avec un chiffre d’affaires en hausse de 29 % et un carnet de commandes record. Le groupe vise une nouvelle accélération en 2026, mais ses résultats légèrement en dessous des attentes et une génération de trésorerie plus faible ont suffi à déclencher une correction, signe que le marché exige désormais une exécution sans faille.

Thales s’est distingué par la qualité de ses résultats, avec une hausse du chiffre d’affaires, une amélioration des marges et un bénéfice en forte progression. Son carnet de commandes atteint également un niveau record, porté par la défense. Sa diversification entre défense, cybersécurité et aéronautique lui donne une stabilité appréciée des investisseurs, ce qui se reflète dans une valorisation jugée plus équilibrée que celle de ses concurrents.

Leonardo se positionne davantage sur une trajectoire de long terme, avec un plan stratégique visant un doublement des bénéfices d’ici 2030. Son profil plus diversifié et une exposition moindre aux risques liés au conflit ukrainien sont perçus comme des facteurs de résilience, renforçant son attractivité aux yeux des analystes.

Le vrai indicateur à surveiller : la conversion des commandes en revenus
Le carnet de commandes est présenté comme la clé de voûte de la thèse haussière, et à juste titre. Mais ce qui compte, ce n'est pas le stock de commandes signé, c'est le stock de commandes livré et facturé. Avec des cycles de production militaire qui s'étendent souvent sur 3 à 7 ans entre commande et livraison finale, un carnet record de 63,8 milliards d'euros pour Rheinmetall ne se traduit pas immédiatement en cash. Le marché commence à exiger une démonstration concrète de la montée en puissance industrielle, pas seulement des annonces de contrats.

Carnet de commandes (en milliard d'euros) - 2021 vs 2025

Carnet de commandes defense
Sources : rapports annuels entreprises

Les risques qui peuvent remettre en cause cette thèse


La narrative autour de la défense européenne est devenue très consensuelle. C'est précisément là que réside le danger.

1) La fragmentation industrielle européenne
Le marché européen de défense est structurellement fragmenté. Les États membres utilisent 98 types de systèmes d'armement majeurs, contre seulement 18 pour les Américains. Cette diversité alourdit les coûts de production, empêche les économies d'échelle, rend la maintenance complexe et limite la capacité à mutualiser les achats. Elle se traduit aussi par des programmes concurrents entre pays (SCAF franco-allemand vs GCAP britannique, etc.) qui peinent à aboutir. Cette fragmentation est un frein réel à la montée en puissance de la base industrielle européenne.

2) Les goulots d'étranglement industriels

L'urgence du réarmement se heurte à une réalité industrielle brutale : les chaînes de production de défense ont été calibrées pendant trente ans pour des petites séries en temps de paix. On ne double pas la cadence de production de missiles ou de chars en quelques trimestres.
Thales a mis deux ans pour réduire le temps de production de ses radars de 60 à 20 jours à Limours. MBDA prévoit de doubler sa production de missiles sur deux ans. Mais doubler n'est pas tripler, et les objectifs OTAN en exigent davantage. Ce décalage entre la demande inscrite dans les carnets et la capacité réelle de livraison est le premier risque d'exécution du secteur.

3) 
La dépendance aux matériaux critiques

L'industrie de défense européenne reste dépendante à 97% de sources extérieures pour certains matériaux critiques : terres rares pour les composants électroniques, métaux spéciaux pour les munitions et blindages, semiconducteurs de puissance pour les systèmes d'armes électroniques. En cas de perturbation des chaînes d'approvisionnement, comme un durcissement des relations sino-européennes, tensions commerciales élargies, les industriels seraient exposés à des interruptions de production imprévisibles. 

4) Le risque politique de long terme

Les engagements OTAN sont politiques, pas contractuels. Si l'environnement économique se dégrade significativement en Europe (récession, crise sociale, montée des partis opposés au réarmement) les gouvernements pourraient arbitrer en défaveur de la défense sans violer aucune règle juridique. L'histoire le démontre : après la fin de la Guerre froide, les pays européens avaient pris des engagements similaires qui n'ont pas été tenus pendant trente ans. 


Conclusion


La correction actuelle n'annule pas la thèse structurelle, mais elle l'oblige à se confronter à des réalités que l'engouement des années 2022-2025 avait éclipsées. Les carnets de commandes sont à des niveaux record. Les budgets de défense européens augmentent depuis plusieurs années consécutives et les engagements OTAN de 3,5% du PIB d'ici 2035 représentent un flux colossal de commandes à venir.

Mais le secteur entre dans une phase de maturité plus exigeante : celle de l'exécution. Les marchés ne rémunèrent plus les seules promesses de carnets de commandes, ils demandent à voir des livraisons, des marges préservées malgré l'inflation, des chaînes d'approvisionnement résilientes. Le gap entre les commandes signées et les revenus effectivement facturés reste l'enjeu central.


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