Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
Les objectifs à horizon 2028 dévoilés par le géant français des services numériques ont clairement laissé le marché sur sa faim. Alors qu’il tenait, selon les analystes d’Oddo BHF, une occasion « de convaincre sur l’opportunité de l’intelligence artificielle (IA) et le profil de marge à moyen terme », Capgemini n’y est pas parvenu, malgré son nouveau plan stratégique visant à « capter la pleine valeur de la révolution de l’IA agentique ».
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
Nous recommandons d’acheter le titre dont la valorisation reste déprimée malgré la confirmation du redémarrage opérationnel, qui devrait se poursuivre. Objectif : 150 €.
En plein redressement opérationnel, l’entreprise de services du numérique tricolore anticipe pourtant un nouveau cycle de croissance dynamique avec une cible fixée entre 5,5 % et 7,5 %, à changes constants, pour les trois prochains exercices, avec 2 points de pourcentage issus d’acquisitions. Capgemini vise également une amélioration de sa rentabilité, avec une expansion de sa marge d’Ebitda « nouvelle définition » comprise entre 130 et 150 points de base, pour atteindre entre 12,1 % et 12,3 % en 2028.
IA agentique
Ce nouvel indicateur intègre les charges liées aux paiements en actions ainsi que les charges de restructuration, un point positif pour les analystes d’AllInvest qui notent que ces dernières constituent « un facteur de craintes sur le secteur avec l’arrivée de l’IA ». En prenant en compte ces éléments, la marge d’Ebitda se serait inscrite à 10,8 % en 2025, soit 250 points de base en deçà de la rentabilité publiée. Le groupe dirigé par Aiman Ezzat prévoit, enfin, de générer un flux de trésorerie disponible « supérieur à 6 milliards d’euros » sur la période.
Alors que le secteur fait face à des craintes persistantes d’une cannibalisation par l’IA, Capgemini tente de convaincre qu’il jouit d’un « positionnement sans égal » pour « déployer l’IA agentique à grande échelle dans les entreprises ». Il associe « une connaissance approfondie des enjeux métiers propres à chaque secteur avec des capacités uniques, allant de la stratégie et la technologie à l’ingénierie et aux opérations, soutenues par un solide écosystème de partenaires », a détaillé Aiman Ezzat.