Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
L'éditeur de logiciels pour la gestion de la relation client, Salesforce, ne convainc pas, l'IA pose question mais le dossier a d’autres atouts dans l’immédiat
Conseil :
Largement malmené depuis le début de l’année, le titre dispose d’un potentiel de rebond important sur fond de perspectives de croissance intactes. Nous restons acheteurs pour viser un objectif de cours de 320 dollars.
Dans un contexte globalement défavorable aux éditeurs de logiciels, que certains analystes jugent menacés par l'essor de l'IA, Salesforce n'a pas rassuré Wall Street à l’occasion de ses trimestriels. L'adoption de son assistant Agentforce et la transposition de celle-ci dans ses comptes prend davantage de temps qu'espéré par les analystes.
Pour les géants technologiques nord-américains, dévoiler des résultats supérieurs aux attentes ne suffit plus à contenter le marché. Les prévisions doivent également éblouir pour espérer recevoir un accueil chaleureux. Salesforce en a fait l'amère expérience avec un titre en baisse de 8% à l'ouverture après la publication de ses comptes, en dépit d'un robuste trimestre, qui s'est soldé par une hausse de 9,8% des revenus à 10,2 milliards de dollars, pour un bénéfice de 2,91 dollars par action, deux chiffres supérieurs au consensus (10,1 milliards et 2,78 dollars).
L’outil d’IA en question ?
Wall Street regrette néanmoins des perspectives tout juste conformes à leurs estimations pour le trimestre en cours, suggérant, selon eux, que l’outil d'IA (Agentforce) ne rencontre pas le succès escompté. Et ce, dans un contexte, où les investisseurs craignent de plus en plus que les éditeurs de logiciels établis, fonctionnant en mode SaaS, soient prochainement concurrencés par de nouveaux entrants, dont les solutions seraient basées sur l'IA, donc bien moins coûteuses en théorie.
Le directeur général de Salesforce, Marc Benioff, a bien tenté de rassurer sur ce point, mais sans succès. Il y a « ce discours étrange selon lequel le SaaS d'entreprise va disparaître [...] mais je ne comprends pas ce qui le remplacerait », a indiqué le dirigeant. Ce dernier a, par ailleurs, indiqué avoir remplacé 4.000 salariés de l'équipe « service client », soit près de la moitié des effectifs (9.000 personnes) par de l'IA.