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Un moment de répit Un moment de répit Un moment de répit

Un moment de répit

Macro
Christopher Dembik

Responsable de l'analyse macro-économique

Nous avons eu une nouvelle fois la preuve hier que les tribulations de la scène politique française n’ont qu’un effet marginal sur la bourse de Paris. Cette dernière a fini dans le vert (+0,64%) alors que certains craignent une paralysie de la politique française (ce n’est certainement pas notre avis). Les valeurs affichant la plus forte progression au sein du CAC 40 étaient Renault (+9,74%), Safran (+5,69%) et Unibail (+4,68%). Le segment des mid-caps a aussi profité de cette embellie qui semble plutôt correspondre à un rebond technique. Believe, qui est une valeur que nous apprécions beaucoup chez Saxo Banque, a connu un rebond de 4,73% par exemple. Le titre reste toutefois en forte baisse depuis janvier (-51%). Nous doutons que la phase de rebond soit durable. Toutefois, l’absence de grandes annonces au niveau du calendrier économique cette semaine permet aux investisseurs de faire une pause. Beaucoup d’indicateurs récemment ont accentué les craintes de récession. Enfin, la Banque Centrale Européenne (BCE) a repris la main concernant le risque de fragmentation financière en zone euro, à l’occasion d’une intervention rassurante de sa présidente, Christine Lagarde, à Strasbourg hier. C’était bienvenu. Du point de vue de l’analyse technique, la tendance est toujours baissière sur le CAC 40. C’est pourquoi nous sommes prudents.

  • Il n’y avait aucune statistique hier. Le calendrier économique est léger cette semaine.
  • La BCE a gaffé. Elle a réparé son erreur. Hier, sa présidente, Christine Lagarde, a affirmé lors d’une audition sous tension au Parlement européen que la lutte contre la fragmentation financière (l’Italie étant le principal risque) « est au cœur même du mandat » de l’institution. C’est « une condition préalable à la bonne transmission » de la politique monétaire. Cette déclaration est intervenue au bon moment alors que beaucoup d’investisseurs craignaient (à tort, selon nous) que le premium de la France n’augmente fortement suite au résultat des élections législatives. Les opérateurs attendent désormais que soit dévoilé l’outil anti-fragmentation de la BCE. Il devrait être temporaire, portant sur des maturités courtes (inférieures à cinq ans) et avec moins de conditionnalités que le programme OMT (Transactions Monétaires sur Titres, en français) qui prévoit la mise en place de réformes structurelles en échange de rachats de dettes en quantité illimitée. Le nouvel outil de la BCE pourrait être dévoilé lors de la réunion du Conseil des gouverneurs du 21 juillet prochain.
  • Orpea est une valeur dont il faut rester à l’écart. Elle a été retirée de la plupart des portefeuilles des gérants pour des raisons évidentes. Pourtant, le titre affiche un rebond de plus de 7% en variation hebdomadaire (baisse de 73% depuis janvier toutefois !). Des investisseurs particuliers considèrent que l’opérateur de maisons de retraites reste un acteur incontournable. Ils jugent également que le montant des indemnités demandées par la justice à Orpea concernant des actes de maltraitance est plutôt faible. C’est vrai (60 000 euros pour une famille de plaignants alors que leur avocat réclamait quasiment un million d’euros). Orpea restera certainement dans le paysage boursier pendant longtemps. Nous déconseillons toutefois d’investir sur cette valeur car le risque réputationnel et le risque juridique sont trop élevés.
  • Le marché de l’immobilier américain est dans une position inconfortable. Les prix au niveau national ont augmenté de près de 40% depuis le début de la pandémie du fait d’un rebond de la demande alimentée par la politique de relance des administration Trump et Biden. Mais avec une inflation durablement élevée qui touche tous les secteurs d’activité et entraîne la baisse de la confiance des consommateurs et des taux hypothécaires qui grimpent en flèche à cause du cycle de resserrement des taux, le risque d’atterrissage désordonné du marché de l’immobilier s’accroît. Au cours des derniers jours, plusieurs acteurs du secteur (comme Redfin Corporation) ont mis en garde contre un risque de ralentissement prononcé. Il faut s’attendre à une nouvelle baisse des ventes de logements existants en mai et peut-être à un nouveau plongeon du nombre des ventes de maisons neuves (après un effondrement de plus de 16% en avril). Le marché de l’immobilier est le segment le plus vulnérable de l’économie américaine en ce moment. Il sera crucial de surveiller de près les données à venir afin d’évaluer avec précision le risque de récession.

L’entreprise de construction américaine Lennar (cotée au NYSE) publie ses résultats trimestriels aujourd’hui. Le titre n’échappe pas à la dégringolade boursière. Il affiche une baisse de près de 44% depuis le début de l’année. Le pire est peut-être à venir. Le groupe devrait être directement pénalisé par le ralentissement en cours du secteur immobilier aux Etats-Unis.

 

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