Un désastre Un désastre Un désastre

Un désastre

Macro
Christopher Dembik

Responsable de l'analyse macro-économique

Faut-il investir dans les conditions actuelles de marché ? Les valorisations continuent de chuter, y compris sur de belles valeurs comme Believe (dont nous avons souvent parlé ici). Il est probable que c’est encore un peu tôt pour revenir sur le marché. Le point bas à Wall Street (au niveau du S&P500) n’a pas encore été atteint, selon nous. Les stratégies de stock picking et celles consistant à shorter le marché (qui ont plutôt réussi aux investisseurs ayant privilégié l'une de ces deux approches) font toujours sens. Il convient également de garder une poche en cash assez importante pour l’après. Mais revenir massivement en bourse dans le contexte actuel est hasardeux. Maintenant que les banques centrales ont décidé d’intervenir sur les taux de change, il faut s’attendre à un regain très important de volatilité. Le rouge devrait être la couleur dominante en bourse dans les jours à venir. Il faut plus que jamais penser à des stratégies de couverture (hedging) dans le contexte actuel.

  • C’est la débandade sur le marché des devises. La semaine dernière, la Banque du Japon a sifflé la fin de la récré sur le yen. Elle tente de bloquer la spéculation à 145 yens pour un dollar. Les cambistes vont désormais tester les autres banques centrales. C’est déjà le cas avec la Banque d’Angleterre. Hier matin, la livre sterling s’est effondrée à un nouveau plus bas historique face au dollar à $1.0327. Même en 1985, lorsque le dollar américain était bien plus fort, la livre sterling ne s’était pas dépréciée autant. La baisse est aussi marquée face à l’euro. Nous ne serions pas surpris que la paire EUR/GBP atteigne la parité à court terme. Il y a quelques jours de cela, c’était tout simplement inimaginable mais nous sommes face à une situation extraordinaire. Est-ce que le Trésor britannique pourrait intervenir sur le Forex pour stopper la chute de la livre sterling ? C’est peu probable. Depuis 2010, les gouvernements britanniques successifs ont renforcé le niveau des devises de change (hausse de l’ordre de 76 milliards de GBP). Mais c’est insuffisant pour sauver la livre sterling dans un tel contexte de marché. La seule solution serait que la Banque d’Angleterre augmente brutalement ses taux directeurs. Le même constat s’applique pour le yen (les interventions sur les taux de change sont vouées à l’échec et seule une forte remontée des taux pourrait endiguer la spéculation). En parallèle, plusieurs autres banques centrales semblent intervenir sur le marché. Hier, les volumes échangés sur la roupie indienne semblaient indiquer une intervention de la banque centrale indienne afin de stopper l’effondrement de la devise nationale face au dollar américain. A court terme, il faut s’attendre à une volatilité accrue sur les changes. C’est une mauvaise nouvelle pour tout le monde.
  • L’Union Européenne (UE) ne parvient pas à trouver un accord sur l’imposition d’une limite de prix sur le pétrole russe. La Hongrie et Chypre s’opposent à cette mesure. Comme il faut l’unanimité des membres de l’UE pour ce type de décision, il est probable que de longues semaines de négociations soient devant nous pour trouver un compromis qui satisfasse tout le monde.
  • Les Etats-Unis font ce que les Européens devraient faire. Washington a annoncé qu’il fournirait des subventions pour un montant de 50 millions de dollars aux entreprises du secteur de la fusion nucléaire (afin de diversifier le mix énergétique). La fusion nucléaire est considérée par les experts comme une source d’énergie propre générant moins de déchets radioactifs que les centrales à l’uranium actuellement opérationnelles. Selon les données de l’Association nucléaire mondiale, les Etats-Unis sont le pays développé avec la capacité nucléaire en construction la plus importante (devant le Royaume-Uni et la France). Alors que de nombreux pays européens se demandent si l’énergie nucléaire est sûre ou non, la réalité c’est qu’il s’agit de l’une des sources d’énergie les plus sûres. La radioactivité résultant de l’utilisation de l’uranium diminue rapidement avec le temps. Environ 40 ans après avoir fini de fabriquer de l’électricité, la radioactivité du combustible chute de plus de 99%. La plupart des déchets industriels que nous gérons ne deviennent jamais moins toxiques avec le temps…pas même en un million d’années.

Il y a une myriade d’interventions de banquiers centraux aujourd’hui (Etats-Unis : Charles Evans, Jerome Powell, James Bullard et Neel Kashkari - Zone euro : François Villeroy de Galhau, Fabio Panetta et Luis de Guindos). Le discours du président de la Réserve Fédérale de Saint Louis, James Bullard, à Londres sera certainement le plus intéressant. Il va évoquer le panorama économique mondial (qui n’est en rien réjouissant).

Ferguson (produits sanitaires, chauffage etc.) publie ses résultats trimestriels aujourd’hui. 

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