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Macro
Christopher Dembik

Responsable de l'analyse macro-économique

Résumé:  Il nous parait évident au stade actuel qu’une majorité d’investisseurs n’a pas encore intégré que l’année 2022 sera une année de rupture


Les mauvaises statistiques s’accumulent. Cela fait craindre un ralentissement économique plus important qu’anticipé initialement. La guerre en Ukraine est un accélérateur des perturbations que nous avons connues depuis la pandémie. Ce n’est en aucun cas le seul facteur d’instabilité. La transition énergétique, telle qu’elle est menée en Europe, est fondamentalement inflationniste, par exemple. Selon nous, les investisseurs doivent se préparer à un scénario de marché qui se rapproche de la ‘stagflation’ économique à la différence que les hausses de salaires ne sont pas au rendez-vous en zone euro. C’est donc d’une certaine manière pire que ce que nous avons expérimenté dans les années 70. Il nous parait évident au stade actuel qu’une majorité d’investisseurs n’a pas encore intégré que l’année 2022 sera une année de rupture. Il n’y aura pas de poursuite du fort rebond économique. Cela nécessite d’adapter son portefeuille d’investissement et de s’orienter sur les valeurs et les secteurs qui offrent une protection à l’inflation (nous en parlons plus bas, en détail).

  • Ce n’était pas vendredi qu’on pouvait espérer avoir des statistiques rassurantes. Tous les indicateurs publiés ont confirmé que la croissance est en net ralentissement. Au Royaume-Uni, la confiance du consommateur GfK a chuté sous -30 en mars – lorsque l’indice a chuté sous ce niveau, cela a abouti à une récession à quatre reprises depuis 1974. Cela fait suite à une forte révision à la baisse des prévisions de croissance pour 2022 et 2023 par l’Office for Budget Responsibility (qui est un organisme indépendant lié au Trésor britannique). La confiance des ménages au niveau de leur situation financière future est aussi à un point bas. Les six à douze prochains mois seront très difficiles pour l’économie britannique. La situation de l’Allemagne n’est pas plus réjouissante. L’indice IFO a chuté en mars à son plus bas niveau depuis janvier 2021. Comme nous l’indiquions dans la ‘Morning Letter’ de vendredi, il vaut mieux faire attention aux enquêtes de confiance menées au niveau national plutôt qu’aux indicateurs PMI publiés par Markit qui se sont révélés peu fiables depuis le début de la crise sanitaire. L’IFO a chuté à 90,8 contre 98,5 en février. Les attentes sont aussi en chute libre, à 85,1 contre 99,2 le mois précédent. Cela semble indiquer que les entreprises allemandes considèrent que la guerre en Ukraine aura des conséquences structurelles plus importantes que la Covid. Nous partageons cet avis. Notre scénario central pour l’Allemagne est désormais la ‘stagflation’.
  • L’or (XAUD/USD) est proche des 1950. Il faudra une cassure des 2050 pour espérer un nouvel élan haussier. Ce qui freine la hausse actuellement est la progression substantielle des taux au niveau mondial. Mais étant donné le contexte de rebond de l’inflation et la persistance de la guerre en Ukraine, il nous parait assez évident que l’or doit faire partie intégrante d’un portefeuille d’investissement en ce moment.
  • Comme il y avait assez peu d’actualité vendredi, nous avons décidé de répondre à une question que se posent beaucoup de nos clients privés. Où faut-il investir en période d’inflation élevée ? Les actions sont incontournables. Le rendement moyen sur longue période des marchés actions est d’environ 5 % par an. En phase d’inflation, les valeurs du secteur des biens de consommation se comportent bien (Coca Cola, Colgate, Unilever, Beiersdorf dans la cosmétique, par exemple). Elles sont en mesure d’afficher une croissance organique régulière. Ajoutons à cela les valeurs du luxe et aussi, étant donné le contexte de perturbation des chaînes d’approvisionnement, celles du transport et de la logistique (Getlink, ex-Eurotunnel, l’armateur danois Maersk ou encore l’armateur israélien Zim). Les actifs réels sont intéressants également. Cela fait référence à l’immobilier, particulièrement l’immobilier résidentiel. Les loyers sont ajustés en fonction de l’inflation. Dans certaines zones, les prix ont fortement augmenté. Mais il y a encore des opportunités. Il faut aussi mentionner les infrastructures (routes, centrales électriques, résidences étudiantes, par exemple). Plusieurs fonds spécialisés existent dans ces domaines.

–Aucune statistique importante aujourd’hui.

–Les chiffres de l’emploi et du chômage aux Etats-Unis qui seront publiés ce vendredi vont certainement ouvrir la porte à une hausse du taux directeur de la Réserve Fédérale américaine de 50 points de base, lors de sa prochaine réunion. Les créations d’emplois en mars devraient être proches de 500 000 – un chiffre tout à fait honorable si c’est confirmé.

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