Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
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Le panorama économique ne change pas. Les craintes portant sur la hausse de l’inflation (et son impact sur la consommation) ainsi que la politique monétaire plus restrictive des banques centrales (qui pourrait propulser certaines économies en récession) continuent de susciter l’appréhension des investisseurs. Le CAC 40 a terminé en baisse de 1,26% hier à 6272 points. Les plus importantes chutes sont : Unibail, Pernod Ricard, Carrefour et Veolia. En toile de fond, on commence à se rendre compte que les valeurs adossées à la consommation (pourtant traditionnellement résilientes en période de crise) pourraient connaître quelques difficultés à court terme tout simplement parce que la montée de l’inflation grignote le pouvoir d’achat des ménages un peu partout. La situation dans les économies développées est toutefois bien plus enviable que dans les économies en voie de développement. Hier, le Sri Lanka a officiellement fait défaut sur sa dette (banque centrale sri-lankaise). L’inflation pourrait bondir à 40% dans les mois à venir (en économie, on considère que l’hyper-inflation commence lorsque l’indice des prix à la consommation est égal ou supérieur à 50% en variation annuelle). Nous restons convaincus qu’à court terme le CAC 40 et les principaux indices internationaux vont connaître une évolution latérale. Il est donc encore trop tôt pour se porter massivement acheteur, y compris sur les valeurs les plus décotées. Sur le marché américain, la situation est un peu paradoxale depuis quelques jours : plus les taux baissent, plus le Nasdaq baisse. Ce n’est toutefois certainement pas amené à perdurer.
Aucun résultat d’entreprise aujourd’hui.
Le calendrier économique est vide aujourd’hui. Plusieurs membres de la Banque Centrale Européenne (BCE) vont intervenir. La présidente, Christine Lagarde, sera à la réunion des ministres des Finances du G7. Edouard Fernandez-Bollo s’exprimera sur la régulation bancaire en lien notamment avec les actifs digitaux. Enfin, le chef économiste, Philip Lane, doit intervenir lors d’une conférence de la Fondation Nobel sur l’efficacité et les coûts des politiques macroéconomiques en prenant l’exemple de la gestion de la crise Covid. Aucun impact à prévoir sur les marchés financiers, selon nous.