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IA : Walt Disney et GE Aerospace dans les favoris de Goldman Sachs pour une stratégie « HALO » en Bourse
Plusieurs pans d’activité de la cote ont flanché au cours de ces dernières semaines dans le cadre de l’« AI scare trade », visant à vendre en Bourse les valeurs dont le business model est susceptible d’être bousculé par l’intelligence artificielle. Face à ce risque, Goldman Sachs établit au contraire une liste des entreprises pour lesquelles le risque est très limité au vu de la force de leurs actifs et un métier jugé peu sujet à l’obsolescence.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
Nous sommes acheteurs de Walt Disney, le streaming et les parcs affichant une santé de fer et compensant le manque de dynamisme temporaire du cinéma et de la télévision. Nous avons un objectif de 140 dollars. Nous sommes également acheteurs de GE Aerospace pour viser 355 dollars, le motoriste affichant une croissance et une rentabilité élevées grâce aux services pour les moteurs civils.
On connaissait le « FOBO », ou « Fear of Becoming Obsolete », cette peur de devenir obsolète avec l’arrivée de nouveaux outils développés à partir de l’intelligence artificielle susceptibles de briser le business model des entreprises dans de nombreux secteurs d’activité. Il a conduit à de vastes dégagements en Bourse au cours de ces dernières semaines, comme par exemple sur des titres comme Publicis ou Capgemini à la Bourse de Paris. Ce que l’on appelle le « AI scare trade ».
Pour les investisseurs, et ceux qui veulent acheter des actions tout particulièrement, il y a mieux : le « HALO », acronyme de « Heavy Assets, Low Obsolescence », ce que l’on pourrait traduire par de gros actifs et une faible obsolescence. L’idée étant que les entreprises qui possèdent des actifs réels seront protégées des perturbations que l’IA pourrait engendrer sur leurs modèles économiques. Ce qui n’est pas le cas, par exemple, pour les sociétés de logiciels, jugées très vulnérables face à la révolution de l’IA.
Ratio d’« intensité des actifs »
« Le débat actuel sur les secteurs menacés par les bouleversements liés à l’IA a catalysé de fortes rotations sur les marchés actions, dont de nombreuses industries physiques de production de biens ont profité, écrit dans une note relayée par CNBC Ben Snider, stratège en chef actions américaines de Goldman Sachs. D’un point de vue macroéconomique, la surperformance des entreprises à forte intensité capitalistique s’explique par la récente baisse du coût du capital et la hausse des dépenses d’investissement. Toutefois, cette surperformance dépasse largement ce que les corrélations macroéconomiques historiques laissaient présager. »
A partir d’un ratio dit d’« intensité des actifs », calculé à partir de la somme des actifs des entreprises, à laquelle on ôte la trésorerie et la valeur des actifs incorporels, puis en divisant par le chiffre d’affaires réalisé, la banque a établi une liste de valeurs qu’elle recommande d’acheter. Parmi elles, Trade Desk (ratio de 1,5), Walt Disney (1,1), Meta (1,1 également), mais aussi Applied Materials (0,8) ou GE Aerospace (2,2). Chez ce fabricant de pièces aéronautiques, les analystes de Goldman Sachs apprécient notamment le carnet de commandes de 190 milliards de dollars, insensible aux développements de l’IA.
Pour ce qui est de Disney, Michael Ng, en charge du dossier chez GS, est à l’achat, arguant, outre une même faible sensibilité à l’IA, que le risque de baisse lié à la fréquentation de ses parcs d’attractions s’est atténué. « La société affiche une croissance de qualité en termes de profit par action, soutenue par une forte croissance de ses parcs à thème, favorisée par des vents porteurs du secteur et un investissement de 60 milliards de dollars sur les dix prochaines années », écrit l’analyste. Concernant Meta, Goldman Sachs estime qu’il sera difficile de reproduire par l’IA les plateformes de médias sociaux que sont Facebook et Instagram.
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