Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
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Brent Thill, analyste en charge de la valeur chez Jefferies, préfère acheter Amazon qu’Alphabet ou Walmart au vu de la décote de valorisation offerte par le groupe de Seattle par rapport à la maison mère de Google et au numéro un mondial de la distribution alimentaire.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
Nous sommes acheteurs d’Amazon, qui coche beaucoup de cases en termes de business model, de performances financières et de valorisation. Nous avons un objectif de cours comparable de 320 dollars.
Amazon, doit être acheté en Bourse, et maintenant selon les analystes de Jefferies, qui visent un objectif de cours de 320 dollars, soit un potentiel de près de 30% pour l’action à New York. Selon le département recherche de la banque d’affaires américaine, le géant du e-commerce et du cloud mêle en effet les atouts de Walmart et d’Alphabet respectivement dans ces deux métiers, mais pour beaucoup moins cher, ce qui rend le dossier très attractif.
« A environ 12 fois le ratio de valeur d’entreprise sur excédent brut d’exploitation (Ebitda) pour les douze prochains mois, Amazon se négocie avec une décote d’un tiers par rapport à la moyenne pondérée de 18 fois pour Alphabet (17 fois) et Walmart (19 fois), ce qui en fait un choix de premier ordre parmi les hyperscalers », écrivait Brent Thill, en charge du dossier, dans une note publiée en début de semaine et relayée par la chaine d’informations CNBC.
Amazon est à la fois le principal concurrent de Walmart dans le secteur de la vente au détail et son rival le plus comparable dans l’industrie des technologies cloud, selon l’analyste. Cette double exposition aux tendances structurelles de la consommation et de l’intelligence artificielle constitue un atout majeur pour le groupe installé à Seattle.
Coup de pouce des data centers ?
Pour Jefferies, le moment est particulièrement opportun pour intégrer des actions Amazon à son portefeuille alors que le groupe devrait bientôt bénéficier d’un coup de pouce lié à ses projets de centres de données liés à l’IA, notamment si l’entreprise relève ses prévisions de dépenses d’investissement cette année : « Notre expert a qualifié le déploiement actuel d’inédit et estime que [les estimations des dépenses d’investissement et des flux de trésorerie disponibles d’Amazon pour l’année complète] pourraient être encore sous-estimées ».
Pour le moment, Amazon n’a pas modifié ses prévisions annuelles d'investissements en matière d’intelligence artificielle, soit 200 milliards de dollars, ce qui correspond à une forte croissance de 60% sur un an.
Concernant AWS, la filiale cloud du groupe de Seattle, elle a vu ses ventes grimper de 28% au premier trimestre, soit « le rythme le plus rapide depuis 2022, en partie parce que de nombreux clients créant de nouveaux agents d'IA souhaitent qu'ils soient stockés à l'endroit même où ils maintiennent leurs autres services et données cloud », avait déclaré le PDG, Andy Jassy lors de la conférence téléphonique suivant la publication d’avril dernier.
Le résultat opérationnel a progressé de 23,5%, avec une nouvelle amélioration de la marge à la clé. Amazon doit publier ses comptes du deuxième trimestre ce 30 juillet après Bourse.