Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
La banque d’affaires passe à l’achat du titre du fabricant de semi-conducteurs malgré une envolée du titre depuis le début de l’année. Ses arguments.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
Nous sommes acheteurs à titre spéculatif d’Intel, en plein renouveau stratégique après une période de traversée du désert, avec un objectif de cours relevé à 140 dollars.
Un plus que triplement de l’action depuis le début de l’année ? Qu’importe, Bank of America Securities est maintenant séduit par Intel. Au point de passer d’une position vendeuse (plus précisément « sous-performance ») à acheteuse.
L’objectif de cours est en conséquence fortement relevé, de 96 à 135 dollars, soit un potentiel de 26% au moment de l’écriture de la note et de 15% après la hausse du titre en réaction à sa publication, à l’origine d’un bond de plus de 9% à Wall Street.
Pourquoi ce changement radical d’opinion sur le dossier ? Vivek Arya, l’analyste chargé de la valeur, l’explique dans cette note, relayée par la chaine d’informations CNBC, par une évolution dans le développement de l’intelligence artificielle (IA).
Les CPU, c’est-à-dire les processeurs généralistes, quelque peu éclipsés ces dernières années par les processeurs graphiques (GPU) et autres accélérateurs (DPU, NPU et XPU), qui permettent d’entraîner les modèles d’IA, suscitent de nouveau l’intérêt car ils peuvent être optimisés pour gérer l’IA localement sur la nouvelle génération d’ordinateurs portables.
Encore peu détenu par les grands investisseurs
« Si les [processeurs graphiques et accélérateurs] restent essentielles pour l’inference, de nombreuses fonctions d’orchestration et de prise de décision sont sensibles à la latence, séquentielles et gourmandes en entrées/sorties, ce qui les rend plus adaptées aux processeurs » généralistes, écrit Vivek Arya.
Bank of America Securities voit ainsi les ventes d’Intel dépasser 40 milliards de dollars dans le domaine des CPU d’ici à 2030, qui correspondrait à 6 dollars par action de bénéfice. Au premier trimestre 2025, ce segment d’activité a représenté 5,1 milliards de dollars de chiffre d’affaires.
Autre argument à l’origine de ce changement de recommandation, Intel est moins présent que d’autres grands acteurs des semi-conducteurs dans les portefeuilles des grands investisseurs, ce qui devrait être progressivement corrigé et va contribuer à une poursuite de la hausse du titre en Bourse.
Intel est ainsi la deuxième entreprise la moins détenue, après SanDisk, souligne l’analyste. L’entreprise se situe au cinquième rang des capitalisations boursières du secteur, avec un poids de 540 milliards de dollars (au moment de la publication de la note).
« Avec seulement 16% du capital (en hausse d’environ 300 points de base par rapport au mois précédent), nous entrevoyons un potentiel d’élargissement de l’actionnariat susceptible d’entraîner une hausse du cours », écrit encore Vivek Arya.