Un Un Un

Un peu dubitatif

Macro
Christopher Dembik

Responsable de l'analyse macro-économique

Finalement, le forward guidance qui a été la pierre angulaire de communication des banques centrales depuis 2008 ne sert plus à rien. En juin dernier, la Réserve Fédérale américaine a augmenté son taux directeur de 75 points de base alors qu’elle avait évoqué jusqu’à la dernière minute qu’une hausse de 50 points de base était appropriée. Cette fois, c’est la Banque Centrale Européenne (BCE) qui s’écarte du forward guidance. La hausse des taux fut de 50 points de base alors que les principaux membres du Conseil des gouverneurs martelaient jusqu’à la semaine dernière qu’une hausse de 25 points de base constitue une première étape justifiée. L’outil anti fragmentation fût l’autre point d’attention. Les pays qui pourront en bénéficier devront respecter un certain nombre de critères (par exemple soutenabilité de la dette et ne pas être en procédure de déficit excessif). Mais ces critères sont finalement peu contraignants. Nous comprenons que la BCE souhaite avoir les coudées franches pour intervenir quand bon lui semble si des tensions financières venaient à survenir. Il paraît évident que le prochain crash test pour la BCE sera l’élection générale en Italie. Hier, le président italien a dissous le parlement. Selon les sondages, c’est une coalition populiste de droite menée par Frères d’Italie qui pourrait arriver au pouvoir en septembre ou en octobre prochain (la date des élections n’a pas été encore fixée). S’ajoute à cela la crise énergétique en Europe qui risque de se matérialiser cet hiver (en particulier si l’hiver est rude). La situation va être compliquée dans les prochains mois en zone euro. Il est probable que les flux de capitaux sortants s’accentuent (le mouvement est déjà bien entamé).

  • Il y a de plus en plus de signes indiquant un renversement de tendance (durable) sur les bourses. En net, les capitaux continuent de sortir des émergents et d’Europe pour aller se recycler sur le marché américain. Cela prouve que l’aversion au risque reste présente. Mais on observe aussi de plus en plus de capitaux s’orienter vers les segments small et mid caps de la cotation afin de profiter de la forte baisse des valorisations. C’est certainement le début de la période des soldes sur ces valeurs qui ont souvent baissé au cours des derniers mois sans lien réel avec les fondamentaux. Le rattrapage du Russel (indice boursier regroupant 2000 petites capitalisations outre-Atlantique) vis-à-vis du S&P 500 est certainement un signal encore plus important de renversement de tendance. Cela prouve qu’il y a moins de crainte sur la liquidité de l’actif acheté, en particulier sur les valeurs les moins liquides (ce qui est habituellement toujours un problème en période d’incertitude). Nous interprétons cela comme la preuve d’une dynamique de confiance à l’œuvre au niveau domestique américain. Evidemment, cela bénéficiera aux autres marchés, y compris au marché parisien, si cela perdure. C’est ce que nous pensons.
  • On a tendance à dire en bourse qu’il est toujours plus intéressant d’acheter des actifs le moins cher possible. Parfois, c’est suicidaire. Les fonds exposés aux marchés émergents sont à risque, par exemple. Ce n’est franchement pas évident de se positionner à l’achat sur les devises émergentes en ce moment (elles sont toutes en forte baisse par rapport au dollar américain). Les marchés actions souffrent aussi. Les flux de capitaux nets sortant des émergents ont atteint des proportions supérieures à ceux pendant la crise financière mondiale de 2007-2008. Sans surprise, ces capitaux vont se recycler sur le marché américain (ce qui soutient au passage le cours du dollar américain et explique, en partie, la baisse de l’euro/dollar des dernières semaines). En outre, plusieurs pays font face à une situation financière limite. Par ordre décroissant, le Salvador, le Ghana, la Tunisie, le Pakistan et l’Egypte sont les pays les plus proches d’un défaut de paiement. Ils ont pour point commun d’avoir à la fois connu un bond de l’endettement public massif et une hausse significative des coûts d’emprunt au cours des dernières années. La hausse des taux directeurs aux Etats-Unis (qui n’en est qu’à ses débuts) va certainement provoquer une crise des pays émergents. Celle-ci sera limitée (tous les émergents ne sont pas confrontés aux mêmes difficultés). Elle ne devrait que peu toucher les pays développés. Les capitaux occidentaux sont déjà en grande partie sortis.

Les résultats d’entreprises continuent timidement avec American Express et Verizon (services mobiles).

Nous commençons la journée avec une séquence d’indicateurs PMI pour la zone euro et le Royaume-Uni. Il s’agit de l’estimation préliminaire pour le mois de juillet. Nous regardons d’assez loin cet indicateur qui n’est pas particulièrement pertinent depuis le début de la pandémie pour connaître l’état réel de l’économie. Sauf surprise, le PMI manufacturier devrait chuter assez lourdement à cause des craintes portant sur l’approvisionnement énergétique et atterrir jusqu’au au-dessus de la zone séparant l’activité de la contraction (consensus : 50,6). 

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