L'oeil de la tornade L'oeil de la tornade L'oeil de la tornade

L'oeil de la tornade

Macro
Christopher Dembik

Responsable de l'analyse macro-économique

Nous doutons fortement que nous soyons face à un changement de direction durable des bourses. Les volumes sont trop réduits (ce qui traduit une fébrilité des investisseurs). En outre, beaucoup de small caps (les petites valeurs) continuent de souffrir. C’est le signe que l’aversion au risque n’a pas encore disparu. Nous sommes face à des marchés très techniques, une grande partie des mauvaises nouvelles sont déjà intégrées, le marché obligataire semble s’être calmé grâce à l’action des banques centrales mais des risques financiers peuvent encore survenir à tout moment. Nous n’anticipons pas un accident financier de type LTCM (ce fonds d’investissement à fort effet de levier qui était positionné massivement sur la dette souveraine russe). En revanche, des points de friction peuvent surgir d’un peu partout (en particulier de l’obligataire souverain). Nous ne partageons pas non plus l’analyse de certains gérants selon laquelle les marchés ont déjà fortement baissé (en se référant à la période de la bulle internet). Il faut garder à l’esprit que nous sommes en général sur les grands indices boursiers encore au-dessus du point haut de pré-Covid et que l’environnement économique est moins favorable. En d’autres termes, la prudence est toujours de mise. Comme nous l’indiquions hier, tant qu’il n’y aura pas plus de visibilité, il est certainement préférable d’opter pour des stratégies de vente et / ou de stock picking.

  • Il y avait peu de statistiques hier. L’indice ZEW du sentiment économique en Allemagne est toujours un marqueur de l’entrée en récession probable de la première économie de la zone euro. La bonne nouvelle, c’est que la composante concernant les anticipations des investisseurs est ressortie en légère hausse en octobre, à -59,2 contre -66,5 précédemment. Evidemment, nous partons d’un très bas niveau. Il n’y a donc pas de quoi se réjouir.
  • L’économiste américain Mohamed El-Erian a jeté un pavé dans la mare hier : « Il devient de plus en plus difficile de justifier l’indépendance de la Réserve Fédérale américaine ». Les banques centrales ont conquis leur indépendance dans la foulée de la lutte contre l’hyper-inflation des années 1970 (parfois un peu plus tardivement, comme c’est le cas pour la Banque du Japon). Peut-être que cette nouvelle période d’inflation élevée (qui est souvent perçue comme engendrée par les politiques monétaires ultra-accommodantes des dernières années) va remettre en cause leur statut actuel. Ce sera peut-être l’un des thèmes de nos prévisions choc cette année…
  • Il y a du bon et du mauvais au niveau des résultats d’entreprises. Publicis Conseil a annoncé une croissance organique à deux chiffres (10,3%) alors que le consensus tablait sur seulement 6% (nous l’avions mentionné hier, certains analystes ont revu trop drastiquement leurs anticipations pour certains secteurs d’activité). Les perspectives pour le troisième trimestre sont également bonnes. Le titre a rebondi de plus de 3% dans la foulée. C’est une valeur qui n’est pas encore trop chère (PER de 9, c’est raisonnable). Pour beaucoup de secteurs d’activité, l’impact des politiques monétaires restrictives ne devrait se faire ressentir que sur les résultats du quatrième trimestre 2022 voire du premier trimestre 2023. Par conséquent, nous pourrions avoir quelques bonnes surprises dans les jours à venir (pas suffisant selon nous pour que le CAC 40 rebondisse durablement).

Les résultats d’entreprises continuent avec ASML (entreprise clé dans le secteur des processeurs), Elevance Health (secteur médical), Tesla, IBM, Lam Research (lié au secteur des semi-conducteurs), P&G (biens de consommation), Abbott Laboratories (entreprise pharmaceutique américaine), Atlas Copco (groupe suédois spécialisé dans l’innovation industrielle et en particulier les compresseurs industriels). Au niveau macroéconomique, l’inflation est attendue à 10% sur un an en septembre au Royaume-Uni. Cela pourrait accentuer la pression vendeuse sur la livre sterling. L’inflation pour la zone euro sera également publiée. Mais il s’agit simplement de la confirmation de l’estimation préliminaire (à 10% sur un an). Cela devrait avoir un effet plus que marginal sur le taux de change de l’euro. Nous tablons toujours sur une hausse du taux directeur par la Banque Centrale Européenne de 50 points de base la semaine prochaine afin de lutter contre l’inflation persistante (tant que la récession en zone euro n’est pas officiellement confirmée, la banque centrale possède une petite fenêtre d’opportunité pour durcir davantage sa politique monétaire).

On se retrouve aujourd’hui pour un webinaire consacré à la politique monétaire américaine et au risque de récession aux Etats-Unis à 13h. Inscription ici. Le webinaire suivant aura lieu le 3 novembre prochain et sera consacré aux small caps (les petites valeurs boursières qui ont souvent beaucoup souffert dans le contexte de marché actuel).

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