C'est toujours fébrile C'est toujours fébrile C'est toujours fébrile

C'est toujours fébrile

Macro
CD
Christopher Dembik

Responsable de l'analyse macroéconomique

Le rouge est la couleur de ce début d’année en bourse. Malgré la bonne performance de la zone euro en mai (indicateurs PMI solides), les inquiétudes demeurent concernant la trajectoire de la croissance et l’impact de la normalisation monétaire sur l’économie. Il faudra plus que quelques bonnes statistiques pour faire oublier aux investisseurs les risques de récession. Nous sommes convaincus que le point bas du marché n’est pas encore survenu. L’indécision persistante quant à la trajectoire économique devrait aboutir à ce que le CAC 40 connaisse plutôt une évolution latérale dans les semaines à venir, selon nous. La publication du compte-rendu de la dernière réunion de la Réserve Fédérale américaine (Fed) ne devrait pas sensiblement changer la donne. Nous doutons que cela crée beaucoup de volatilité.

  • Malgré un resserrement des conditions financières, un risque géopolitique accru en raison de la guerre en Ukraine, un taux de change de l’euro plus faible (qui induit une hausse de l’inflation importée) et une relance budgétaire en ralentissement dans la plupart des pays, la reprise économique en zone euro se poursuit ce printemps, mais à un rythme plus lent qu’en 2021 et au début de l’année 2022. L’activité dans le secteur des services a ralenti à un plus bas de deux mois à 56,3 contre 57,7 en avril. On observe une forte envolée des dépenses liées aux activités touristiques et récréatives, en particulier. Alors que les usines sont confrontées à des pénuries résultant de la guerre en Ukraine et des confinements réguliers en Chine, l’indice PMI manufacturier pour la zone euro est tombé à un point bas de 18 mois à 54,4 contre 55,5 en avril. Le point positif, c’est que le secteur continue d’embaucher à un rythme soutenu. Cela risque de ne pas durer, certainement (à un moment donné, les entreprises vont devoir réduire davantage leurs coûts, ce qui implique de réduire la masse salariale, bien souvent). Les dernières données PMI sont en tout cas consistantes avec une croissance de la zone euro à un taux trimestriel de 0,6% au T2. C’est évidemment décevant (beaucoup d’économistes espéraient que les années succédant à la crise Covid seraient marquées par des taux de croissance bien plus importants). Mais compte-tenu de tous les risques auxquels l’économie est confrontée, c’est plutôt une bonne performance.
  • Il y a toujours de beaux dossiers sur les segments des petites et moyennes entreprises (même s’il faut encore être vigilant car le pire en bourse n’est peut-être pas encore derrière nous). Nous vous parlions il y a peu de Touax (location et gestion d’équipements logistiques). Il y a également Wedia qui gère les contenus marketing des entreprises (petite valeur avec une valorisation de 37 millions d’euros qui affiche une baisse de seulement 10% depuis le début de l’année, ce qui est peu par rapport à des valeurs de taille similaire). Enfin, mentionnons La Française de l’Energie qui est une société beaucoup plus importante (276 millions d’euros de valorisation). Son cours de bourse affiche une impressionnante hausse de près de 80% depuis le début de l’année. Ce n’est certainement que le début.
  • Les opérations de M&A battent leur plein aux Etats-Unis : Elon Musk avec Twitter, Microsoft qui souhaite acquérir Activision Blizzard et plus récemment Broadcom avec VMware (afin de se développer davantage dans le domaine des logiciels). Les méga-deals devraient continuer d’être la norme. Mais le régulateur se tient, parfois, en embuscade. Récemment, l’offre de Nvidia sur Arm Holdings a subi le veto du régulateur car cela aurait entraîné une situation trop favorable de Nvidia sur le segment stratégique des semi-conducteurs. L’accord entre Broadcom et VMware pourrait aussi faire l’objet d’un refus ou d’une mise en garde du régulateur. VMware est pour l’instant contrôlé par son fondateur Michael Dell (40,2%) et la société de capital-investissement Silver Lake Group (9,99%).

Les résultats d’entreprises continuent aujourd’hui avec Bank of Nova Scotia, Bank of Montreal, SSE (distribution d’énergie en Ecosse), Acciona Energias Renovables (société énergétique basée en Espagne), Nvidia (qu’il n’est plus nécessaire de présenter), Snowflake (hébergement de données dans le cloud) et Splunk (cybersécurité).

Le compte-rendu de la réunion du mois de mai de la Réserve Fédérale américaine est publié à 20h (heure de Paris). Il devrait confirmer le scénario de deux hausses de taux de 50 points de base chacune en juin et en juillet et, potentiellement, une hausse d’ampleur similaire en septembre. Par la suite, la banque centrale pourrait opter pour l’attentisme, à condition que l’inflation commence à refluer. C’est incertain, à ce stade.

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