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Macro
Christopher Dembik

Responsable de l'analyse macro-économique

Il n’y a pas de bon ou de mauvais moment pour investir en bourse. C’est la première règle qu’on doit avoir à l’esprit. On peut le faire pendant les périodes fastes (lorsque les marchés affichent de solides rendements comme en 2021). On peut également le faire pendant les périodes de fortes baisses (en mars 2020 au moment du premier confinement mondial ou à l’heure actuelle alors que les bourses chutent du fait des craintes concernant l’inflation et de la hausse des taux directeurs par les banques centrales). L’idée est d’entrer sur des valeurs décotées qui finiront, avec le temps, par renouer avec des niveaux plus élevés. Il s’agit alors de discerner les phases de marché où la baisse est excessive (souvent à cause d’anticipations auto-réalisatrices). En outre, on peut le faire à tout âge. J’ai été agréablement surpris que mes étudiants de première année à Sciences-Po (qui ont donc en moyenne 18 ans) me demandent de faire un cours sur l’investissement en bourse alors que ce n’est pas au programme ! C’est la preuve que tout n’est pas perdu. La nouvelle génération n’est pas unanimement en faveur de la décroissance, d’une plus forte taxation et averse au risque. Dans le contexte de marché actuel, il y a principalement deux stratégies pertinentes : shorter le marché (vendre) ou faire du stock picking (c’est-à-dire sélectionner quelques belles valeurs sur le long terme). Il peut s’agir du luxe (nul besoin de donner des exemples dans le cas précis) mais aussi de thèmes d’investissement à la mode. Dans le cas de la transition énergétique, il peut être intéressant de s’intéresser aux valeurs vertes comme le danois Vestas qui est incontestablement le leader mondial dans le secteur de l’éolien. Le titre n’a pas échappé aux déboires boursiers depuis le début de l’année (baisse de 29% depuis le 1er janvier). Mais il possède certainement un bon potentiel de rebond (carnet de commande toujours plein, amélioration constante des éoliennes, gamme d’éoliennes variée allant de la petite éolienne sur terre à celle en mer et investissements importants pour améliorer la résistance des matériaux). C’est un exemple de belle valeur à long terme.  

  • Il n’y avait aucune statistique importante lors de la séance d’hier. Nous restons toujours à l’écart des actifs britanniques et sommes baissiers sur la livre sterling. La remontée des dernières séances n’a pas vocation à durer. Le Premier ministre Liz Truss n’est pas assurée de se maintenir au pouvoir (bien que nous doutions que qui que ce soit au sein de son parti souhaite prendre les rênes du pays en pleine tempête). Les statistiques britanniques attendues cette semaine vont également mettre la pression sur le gouvernement et la banque centrale. L’indice des prix à la consommation est publié ce mercredi (ce sera le chiffre le plus important de la semaine). L’indice principal est prévu pile à 10 % sur un an et l’inflation sous-jacente (hors éléments volatils) est attendue à 6,4 % sur un an. Il n’y a aucun signe que l’inflation soit proche de son pic outre-Manche. Du côté américain, le dégonflement de la bulle immobilière est parfois violent dans certaines villes. Selon les données de l’agent immobilier Redfin, les grandes villes américaines où la baisse des prix à la vente est la plus notable entre mai 2022 et octobre 2022 sont : Oakland (-16%), San Jose (-14%), Austin (-14%), Seattle (-10%) et San Francisco (-9%). La Californie est particulièrement concernée. Pour l’instant, la chute des prix de l’immobilier est encore contenue au niveau national (ce qui permet d’être confiant pour l’économie américaine). Nous finissons notre tour du monde avec le Japon. Le gouverneur de la Banque du Japon, Kuroda, a confirmé qu’il maintient le biais accommodant de la politique monétaire (s’attendant à ce que l’inflation chute sous 2% au cours de la prochaine année fiscale). Cela va compliquer la tâche de la banque centrale qui essaie de limiter la dépréciation de la monnaie nationale (seule une sortie de la politique monétaire de taux ultra-bas pourrait aider durablement le yen).
  • Les restrictions américaines concernant le secteur des semi-conducteurs entraînent déjà des conséquences notables (certainement plus pénalisantes pour l’économie chinoise que les quatre ans de la guerre commerciale menée sous l’administration Trump). Apple a annoncé cesser son accord commercial avec le fabricant chinois de puces de mémoire YMTC (entreprise publique créée en 2016). L’entreprise américaine va se tourner vers d’autres fournisseurs (potentiellement dans d’autres pays asiatiques amis des Etats-Unis).

Les résultats d’entreprises continuent avec Charles Schwab (courtage), Johnson & Johnson (pharmaceutique), Goldman Sachs, Intuitive Surgical (société spécialisée dans les robots médicaux qui est cotée au Nasdaq), Lockheed Martin (aéronautique) et Truist Financial (banque située en Caroline du Nord avec environ une centaine d’agences). Dans le reste de la semaine, notre attention se portera sur Philip Morris, Nordea, Ericsson (jeudi) et American Express (vendredi). Pour l’instant, il y a du bon et du mauvais. C’était attendu. Les analystes ont parfois révisé trop abruptement leurs prévisions pour certains secteurs d’activité.

L’indice ZEW du sentiment économique en Allemagne (Novembre) est la principale statistique de ce mardi. L’indice principal est toujours au fond du trou à -66 contre -61,9 précédemment. C’est un indicateur qui confirme le risque de récession. 

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