Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
Renault, parmi les gagnants des décisions de Bruxelles
Une fin d’année active et plutôt favorable, entre signaux de crédit améliorés et assouplissements réglementaires en Europe, dans un contexte qui semble avantager particulièrement Renault.
Le conseil de notre partenaire "Investir" :
Nous étions passés à la vente après l’annonce, en juin dernier, du départ surprise du charismatique patron du groupe, Luca de Meo, artisan de son redressement. Nous redevenons acheteurs car son successeur, François Provost, effectue pour l’heure un parcours sans fautes. Renault bénéficie, en outre, d’un contexte un peu plus favorable.
La fin d’année a été active et plutôt favorable pour Renault. Après les annonces des partenariats avec Geely au Brésil puis, à plus longue échéance, avec Ford en Europe, des bonnes nouvelles attachées à ses propres initiatives, le groupe au losange a bénéficié d’éléments positifs qui ne dépendent pas de lui. En fin de semaine dernière, S&P Global Ratings a relevé, à BBB- avec perspective stable, la note de crédit long terme du constructeur.
Ce « B » en plus signifie qu’après cinq ans de purgatoire, la dette du constructeur réintègre la catégorie « Investment Grade », c’est-à-dire celle des signatures de qualité qui va lui permettre d’emprunter à des taux plus avantageux et d’attirer un plus grand nombre d’investisseurs (certains institutionnels ne peuvent pas, réglementairement, investir dans la catégorie inférieure dite « High Yield »).
L’autre décision majeure est venue de la Commission européenne (elle doit encore être validée par les Etats et le Parlement), qui a, comme prévu, revu sa copie sur l’interdiction de la vente dans l’Union européenne de véhicules thermiques en 2035. Une décision favorable à tous les constructeurs mais sans doute, pour plusieurs raisons, plus importante pour Renault. Tout d’abord, il est le plus européen des groupes automobiles : sur les neuf premiers mois de l’année, 70 % de ses ventes ont été réalisées sur le Vieux Continent.
Supercrédits
Ensuite, les supercrédits accordés pour le calcul des émissions de CO2 de chaque constructeur aux petits véhicules électriques de moins de 4,2 mètres de long assemblés en Europe (chaque véhicule de cette catégorie M1E est affecté d’un coefficient de 1,3 au lieu de 1, ce qui donne plus de souplesse au groupe pour vendre des véhicules hybrides, voire thermiques) avantagent clairement Renault, spécialiste européen de ce type de voitures. Aujourd’hui la R5, la R4 et même la Megane entreraient dans cette catégorie où la Twingo les rejoindra bientôt.
On peut également penser que les nouvelles contraintes imposant aux flottes d’entreprises et de loueurs d’électrifier leur parc avec une préférence pour un contenu local jouent aussi en faveur de Renault, compte tenu de sa gamme électrique, en particulier dans les petits modèles.
Enfin, dans les véhicules utilitaires légers (fourgonnettes et camionnettes), où Stellantis et Renault dominent largement le marché, la réglementation a aussi été assouplie même si les exigences réglementaires difficiles à tenir à court terme laissent supposer que de nouveaux aménagements seront proposés.
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