Prévisions chocs
Des médicaments contre l’obésité pour tous – même pour les animaux de compagnie
Jacob Falkencrone
Responsable de la Stratégie d’Investissement
Une année 2025 à oublier pour Pernod Ricard
Compte tenu de la sortie d’Edenred du Cac 40 peu avant Noël, c’est à Pernod Ricard qu’est revenu le titre peu enviable de lanterne rouge de l’indice en 2025. Le numéro deux mondial des spiritueux a plongé de 32,9 % (après – 31,8 % en 2024), sa pire baisse annuelle depuis 2008. Son cours se voit revenu à ses niveaux de janvier 2012 et divisé par trois depuis son record d’avril 2023.
Notre conseil
Nous conseillons un achat de long terme. La valorisation, autour de 12 fois les bénéfices estimés, est devenue le principal argument pour prendre position sur le vice-champion mondial des spiritueux, en attendant le redémarrage de l’activité promise à partir de l’exercice 2026-2027. Le rendement, de 6,4 %, est devenu un autre atout si le groupe maintient son dividende à 4,70 €, comme il l’a fait depuis trois ans.
Epidémie généralisée
Pernod Ricard n’est qu’une illustration de la contre-performance générale du secteur. Rémy Cointreau a plongé l’année passée de 37,3 %, Diageo, numéro un mondial, de 36,8 % à Londres, et Brown-Forman (Jack Daniel’s) de 30 % à Wall Street. L’italien Campari, qui a popularisé le spritz avec son Aperol, a mieux tiré son épingle du jeu, cédant « seulement » 8 % à Milan. Son cours n’en a pas moins été divisé par 2,4 depuis son pic à 13,48 € fin 2021.
Tous ont été frappés des mêmes maux, à des degrés divers. A l’euphorie post-Covid a succédé une panne de la demande aux Etats-Unis, où la forte inflation alimentaire met le pouvoir d’achat sous pression, et en Chine face à la perte de confiance des consommateurs. Les surtaxes douanières sur ces deux marchés clés (la Chine les a commuées pour le cognac en relèvement du prix minimal) ont noirci un peu plus le tableau.
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