Prévisions chocs
Des médicaments contre l’obésité pour tous – même pour les animaux de compagnie
Jacob Falkencrone
Responsable de la Stratégie d’Investissement
Sous pression en Bourse et relégué au 4e rang des plus grandes capitalisations mondiales, Microsoft conserve-t-il du potentiel ?
Au plus bas depuis sept mois, le titre Microsoft fait face à un certain désamour des investisseurs, qui lui préfèrent désormais Alphabet, depuis que ce dernier a fait mieux que combler son retard dans l’IA. Egalement mis sous pression par l’administration Trump, qui accuse ses centres de données de faire grimper les prix de l’électricité, le géant de Redmond a dévoilé une série d’initiatives devant permettre de limiter l’impact, pour les particuliers, de la construction de ses infrastructures dédiées à l’IA.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
Le récent reflux constitue selon nous un point d’entrée très intéressant au vu des solides perspectives de ce champion technologique. Nous sommes acheteurs pour viser 455 dollars.
Mais quelle mouche pique donc le titre Microsoft ? Tandis que plusieurs géants technologiques, dont Alphabet (maison-mère de Google), Broadcom ou TSMC continuent d’atteindre de nouveaux sommets historiques, le géant de Redmond, lui, voit rouge. Encore en repli la semaine dernière, l’action accuse désormais un repli de près de 18% depuis son record touché fin octobre. Proche d’entrer en territoire dit de « bear market », celle-ci n’a plus les faveurs du marché, même si les analystes restent très positifs sur le dossier. De fait, sur les 64 suivant la valeur, 62 la recommandent à l’achat (ou à « surpondérer ») contre deux, seulement, à « conserver », pour un objectif moyen proche de 630 dollars, traduisant un potentiel d’appréciation d’environ 38%, selon les données compilées par FactSet.
Le reflux du titre observé ces derniers mois, couplé à des perspectives toujours aussi solides, avec des revenus et un bénéfice net attendus en hausse de 16% sur l’exercice (clos fin juin), à respectivement 326 et 118 milliards, a ramené la valorisation du titre nettement en-deçà de ses niveaux historiques. Celui-ci se traite, en effet, actuellement environ 28 fois les bénéfices escomptés sur l’exercice en cours et 24 fois ceux sur le suivant, contre 34 fois, en moyenne, ces cinq dernières années.
Rentabilité record
Nous partageons l’avis des analystes et gardons une opinion très favorable sur Microsoft, qui jouit toujours de positions dominantes sur de nombreux marchés (porteurs) tels que le cloud, les logiciels, la cybersécurité ou encore les jeux vidéo. Tirée par Azure, et l’intégration au sein de cette plateforme de services de cloud computing, de solutions dopées à l’IA, la croissance des revenus semble, en outre, vouée à réaccélérer au-delà de l’exercice 2025-2026, tandis que les bénéfices devraient croître à un rythme encore plus soutenu. Microsoft n’a, en effet, jamais été aussi efficace pour transformer leur chiffre d’affaires en bénéfices, comme en atteste l’amélioration continue de la marge opérationnelle, qui a atteint 48,9% sur le dernier trimestre, contre 42,9% trois ans auparavant. Avec Nvidia, le groupe apparaît, par ailleurs, comme faisant partie « des chefs de file de la révolution IA », juge Dan Ives, analyste chez Wedbush, selon qui « ces deux entreprises sont des piliers fondamentaux de la plus grande tendance technologique observée au cours des 25 dernières années ».
Premier opérateur mondial de centres de données, Microsoft s’est engagé à prendre en charge les coûts de construction et d’utilisation du réseau électrique requis par ses infrastructures. Un engagement intervenant après des commentaires de Donald Trump, qui juge certes les centres de données « essentiels » à l’essor de l’IA, mais tente parallèlement de s’assurer que les consommateurs « ne paient pas la facture ».
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