Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
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Débauché par le fabricant de puces Marvell Technologies, Dan Durn a quitté le poste de directeur financier d'Adobe qu'il occupait depuis près de cinq ans. Cette annonce a éclipsé des résultats trimestriels encore solides et jeté un (nouveau) coup de froid sur le titre, évoluant désormais à un creux de plus de huit ans.
Le conseil « Investir » :
Les incertitudes s'amoncellent à un moment délicat pour l'éditeur de logiciels, nous continuons de penser qu’il vaut mieux rester à l’écart du titre, voire de vendre pour ceux qui possèdent des actions.
Adobe n'avait pas besoin de ça. Déjà perçu comme un perdant de la « révolution IA » et largement malmené ces dernières années en Bourse, l'éditeur de Photoshop a vu son titre lâcher près de 7% le 12 juin, à l'annonce du départ de son directeur financier, David Durn, pour le fabricant de puces Marvell. L'action Adobe a, ce faisant, chuté à un niveau inexploré depuis février 2018, en-deçà du seuil des 200 dollars - contre un sommet à 699,5 dollars le 21 novembre 2021.
Deux candidats en interne comme favoris
La décision du dirigeant a été d'autant plus mal accueillie qu'elle intervient trois mois seulement après l'annonce du départ à venir du PDG historique, Satya Nayaren, en poste depuis 2008. « Lorsqu'il y a une transition de PDG, on ne souhaite pas nécessairement une transition de directeur financier en même temps », a expliqué Gil Luria, analyste chez D.A. Davidson & Co, dans une interview sur Bloomberg Television. Le même média a récemment rapporté que deux candidats internes (David Wadhwani et Anil Chakravarthy) faisaient, à ce stade, figures de favoris.
Compte tenu de cette actualité ajoutant une couche d'incertitudes dans un contexte déjà troublé pour l'éditeur de logiciels créatifs, les résultats trimestriels, solides, sont passés au second plan. Les revenus ont atteint 6,62 milliards sur les trois mois clos fin mai, à comparer à une estimation moyenne de 6,45 milliards du côté des analystes. Adobe relève sa cible annuelle à 26,5 milliards, contre une cible fixée à 26 milliards à l'issue de l'exercice précédent. L'objectif annuel de bénéfice par action (non-IFRS) est quant à elle relevée d'un dollar, à 24,4 dollars.