Outrageous Predictions
La Belgique constitue une réserve stratégique de cacao avec sa Réserve Nationale de Chocolat
Ole Hansen
Responsable de la stratégie des matières premières
En Bourse, vous avez parfois l’impression d’arriver toujours trop tard. Une action qui ne cesse de monter, une tendance présente partout, et ce sentiment persistant d’avoir raté le coche. Pourtant, toute opportunité manquée n’est pas forcément un drame.
Ce réflexe a un nom : le FOMO, fear of missing out. C’est précisément ce sentiment qui pousse les investisseurs à entrer au mauvais moment.
Ce contenu contient du matériel marketing. Investir dans différents types de produits peut contribuer à rendre votre portefeuille moins vulnérable. Investir comporte des risques.
La Bourse ressemble à une course cycliste : celui qui réagit à chaque attaque finit par perdre. Les meilleurs attendent et choisissent leur moment. Le FOMO fait l’inverse. Il crée un sentiment d’urgence, comme si attendre revenait à perdre. Mais vouloir suivre chaque hausse, c’est risquer de courir en permanence derrière le marché.
En Bourse, si vous ratez un train, il y en a souvent un autre.
À Wall Street, un avertissement circule depuis des décennies : “When the shoeshine boy gives you stock tips, it’s time to get out.”
Dès qu’un investissement devient omniprésent, l’essentiel de l’enthousiasme est souvent déjà passé.
Aujourd’hui, cette dynamique prend une autre forme. Ce ne sont plus les cireurs de chaussures, mais les médias populaires, vos proches ou vos amis qui donnent le signal. Quand votre oncle, qui n’avait jamais investi auparavant, vous parle soudain avec enthousiasme d’“une valeur sûre” lors d’un repas de famille, vous êtes souvent proche du pic d’euphorie. Et rarement au moment idéal pour entrer.
Le FOMO attire les investisseurs lorsque les prix ont déjà fortement augmenté.
Cela va à l’encontre de l’un des principes les plus connus en investissement : rester prudent lorsque la foule devient euphorique, et chercher des opportunités lorsque la peur et le pessimisme sont à leur comble.
Le FOMO fait exactement l’inverse. Il vous attire quand tout semble évident, et vous freine lorsque la situation devient inconfortable — précisément là où la valeur se cache le plus souvent.
Le professeur Aswath Damodaran compare parfois les marchés à un troupeau de lemmings : des individus qui se suivent jusqu’au bord, sans se demander s’il existe un retour possible.
Jusqu’à ce que le mouvement s’interrompe, souvent brutalement. Comme dans les dessins animés où un personnage reste suspendu dans le vide, réalise ce qui se passe… puis chute trop tard.
Comme personne ne sait exactement où se situe ce point de bascule, le comportement grégaire reste risqué.
Le FOMO donne l’impression qu’il faut agir vite, immédiatement, pour ne pas rester à la traîne.
Pour un investissement à long terme, quelques jours ou semaines font rarement la différence. Être investi sur la durée l’emporte souvent sur le timing parfait.
Attendre n’est donc pas une occasion manquée, mais un signe de discipline et de maîtrise de soi.
Une manière d’éviter structurellement le FOMO est de ne pas devoir décider en permanence. Sans plan, on réagit plus facilement aux émotions et aux effets de mode. Avec une approche claire, on y est moins sensible.
Une stratégie régulière — par exemple investir à intervalles fixes dans des fonds indiciels diversifiés et peu coûteux — permet de sortir l’émotion du processus. Vous n’avez plus à décider si “c’est le bon moment”, mais vous construisez progressivement votre portefeuille.
Ce principe est au cœur de solutions comme Saxo AutoInvest, où vous investissez automatiquement à des moments définis. Vous passez ainsi d’impulsions à court terme à une discipline de long terme.