BE J5 Q2 2026 TREA AB Inbev earnings Q2 2026 1400x768

La Coupe du monde a porté AB InBev, mais l'après-fête sera-t-il à la hauteur ?

Actions

Ce qu’il faut retenir

  • AB InBev fait mieux que prévu : les volumes, le chiffre d’affaires et l’EBITDA ont progressé davantage qu’anticipé par les analystes.
  • Les volumes repartent à la hausse : le volume total a augmenté de 0,9 % et le volume de bière de 1,1 %. La Coupe du monde en Amérique du Nord a donné un coup de pouce supplémentaire aux ventes sur des marchés clés.
  • La machine à profits tourne mieux : l’EBITDA a progressé de 5,8 % et le bénéfice sous-jacent par action de 23,4 %.
  • Le bilan s’améliore progressivement : AB InBev génère davantage de liquidités pour réduire sa dette, rémunérer ses actionnaires et racheter ses propres actions.
  • La Chine reste le principal frein : la météo défavorable et surtout la baisse de fréquentation des cafés et restaurants ont pesé sur les résultats en Asie, mais les solides performances dans les autres régions compensent pour l’instant ce recul.
Avertissement : Ce document constitue une communication marketing et ne doit pas être considéré comme un conseil en investissement. Investir dans des instruments financiers comporte des risques et les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs.

Alors que l’Espagne est repartie avec la Coupe du monde, AB InBev avait également de quoi se réjouir. La compétition a donné un coup d’accélérateur aux ventes de bière sur plusieurs marchés clés et a aidé le brasseur à signer un trimestre supérieur aux attentes. La valeur phare du BEL 20 a vendu davantage de bière, enregistré une hausse de plus de 5 % de son chiffre d’affaires et de son bénéfice opérationnel, tandis que son bénéfice sous-jacent par action a bondi de près d’un quart.

Les hausses de prix restent un moteur de croissance important, mais elles s’accompagnent cette fois d’une croissance des volumes. Un élément qui rend le tableau d’ensemble nettement plus solide que ce que la seule progression du chiffre d’affaires laisserait penser.

Les volumes renouent avec la croissance

Au deuxième trimestre, AB InBev a vendu 144 millions d’hectolitres de boissons, soit 0,9 % de plus qu’un an auparavant. Le volume de bière a progressé de 1,1 %. Le chiffre d’affaires publié a augmenté de 11 % à 16,66 milliards de dollars grâce à l’effet favorable des devises. En données organiques, c’est-à-dire hors effet de change, la croissance s’est établie à 5,6 %.

L’EBITDA normalisé a progressé de 5,8 % en organique pour atteindre 5,94 milliards de dollars, tandis que le bénéfice sous-jacent par action a grimpé de 23,4 % à 1,21 dollar. À taux de change constants, la croissance du bénéfice par action ressort encore à 12,9 %.

La croissance du chiffre d’affaires a surtout été portée par les hausses de prix et les ventes de marques premium, même si la hausse des volumes de 0,9 % a dépassé les attentes des analystes. AB InBev a ainsi généré 4,2 % de revenus supplémentaires par bière vendue par rapport à l’an dernier. Des marques fortes comme Corona et Stella Artois permettent ce type de hausses tarifaires sans perte significative de clientèle.

À plus long terme, l’équilibre entre prix et volumes reste toutefois essentiel. Les prix ne peuvent pas augmenter indéfiniment et la consommation de bière subit une pression structurelle sur les marchés matures.

Là où le Mondial a fait la fête, la Chine est restée sobre

La croissance a été principalement portée par les marchés d’Amérique du Nord et d’Amérique du Sud. Les États-Unis, le Mexique et le Canada ont également bénéficié de l’effet Coupe du monde, la compétition s’étant déroulée en juin et en juillet sur ces trois marchés stratégiques. Le Brésil et la Colombie ont eux aussi continué d’afficher de solides performances.

Par ailleurs, les marques mondiales comme Corona, Stella Artois et Michelob Ultra poursuivent leur expansion, tandis que la bière sans alcool et d’autres catégories de boissons offrent de nouveaux relais de croissance.

La région Asie-Pacifique reste à la traîne : le chiffre d’affaires y a reculé de 2,8 % et l’EBITDA de 10,9 %. En Chine, les volumes ont même chuté de 9,7 %. La direction pointe une météo exceptionnellement défavorable, mais également un secteur de l’horeca moins dynamique. Les nuages finissent toujours par se dissiper. Un consommateur qui fréquente moins souvent cafés et restaurants constitue en revanche un problème plus structurel pour un brasseur. Grâce à la forte croissance enregistrée sur le continent américain, l’impact sur le groupe reste pour l’instant limité.

Que réserve l’avenir aux investisseurs ?

Bien que la dette nette ait légèrement augmenté, passant de 60,9 à 64,2 milliards de dollars, le ratio dette nette/EBITDA est revenu de 3,27 à 2,86. La charge d’endettement devient ainsi plus facile à maîtriser.

AB InBev génère davantage de cash-flow et peut ainsi à la fois réduire sa dette et restituer du capital à ses actionnaires. Le rendement du dividende s’élève à environ 1,6 % et les rachats d’actions ajoutent environ 1,5 %. Cela représente un rendement total pour l’actionnaire proche de 3,1 %.

Regarder au-delà de la fièvre du Mondial

La direction veut surtout démontrer que la croissance des volumes ne constitue pas un simple feu de paille. Pendant des années, la croissance provenait essentiellement des hausses de prix, tandis que les volumes vendus restaient sous pression. Maintenant que les volumes repartent à la hausse, l’attention se porte sur la capacité d’AB InBev à maintenir cette dynamique une fois l’effet Coupe du monde dissipé.

Le CEO Michel Doukeris maintient son objectif d’une croissance organique de l’EBITDA comprise entre 4 % et 8 % en 2026. Cela traduit sa confiance dans la combinaison de marques fortes, de la poursuite de la premiumisation et de la croissance de catégories telles que la bière sans alcool.

Pour les investisseurs, l’essentiel est que la croissance bénéficiaire ne repose pas uniquement sur les hausses de prix à long terme.

À retenir avant tout

AB InBev apparaît aujourd’hui plus solide qu’il y a quelques années. Les volumes sont de nouveau en croissance, l’endettement recule et la génération de trésorerie reste robuste. Pour les investisseurs, le débat se déplace progressivement de la réduction de la dette vers celui d’une croissance durable.

La principale question reste de savoir si la croissance des volumes résistera à la disparition de l’effet Coupe du monde. La hausse des coûts mérite également une attention particulière. Un retour de l’inflation pourrait renchérir les matières premières, l’énergie, le transport et les emballages. L’aluminium, notamment, a vu son prix grimper en raison des tensions autour de l’Iran, ce qui pourrait augmenter le coût des canettes.

La Chine demeure un point d’attention, sans toutefois menacer pour l’instant la thèse d’investissement du groupe. Après la forte progression du titre cette année, les attentes sont plus élevées. Les investisseurs surveilleront donc principalement trois éléments : la poursuite de la croissance des volumes, la résistance des marges et la capacité du groupe à générer suffisamment de cash pour réduire sa dette, verser un dividende et poursuivre ses rachats d’actions.

Prédictions scandaleuses 2026

01 /

  • La Belgique constitue une réserve stratégique de cacao avec sa Réserve Nationale de Chocolat

    Outrageous Predictions

    La Belgique constitue une réserve stratégique de cacao avec sa Réserve Nationale de Chocolat

    Ole Hansen

    Responsable de la stratégie des matières premières

    Pour protéger une industrie emblématique, la Belgique veut sécuriser un approvisionnement physique e...
  • Prévisions "chocs" 2026

    Outrageous Predictions

    Prévisions "chocs" 2026

    Saxo Group

    Saxo Group

  • Une entreprise du classement Fortune 500 nomme un modèle d’intelligence artificielle comme directeur général.

    Outrageous Predictions

    Une entreprise du classement Fortune 500 nomme un modèle d’intelligence artificielle comme directeur général.

    Charu Chanana

    Responsable de la Stratégie Investissement

  • Malgré certaines inquiétudes, les élections américaines de mi-mandat de 2026 se déroulent sans heurts.

    Outrageous Predictions

    Malgré certaines inquiétudes, les élections américaines de mi-mandat de 2026 se déroulent sans heurts.

    John J. Hardy

    Responsable mondial de la stratégie macroéconomique

  • La domination du dollar remise en cause par le « yuan doré » de Pékin

    Outrageous Predictions

    La domination du dollar remise en cause par le « yuan doré » de Pékin

    Charu Chanana

    Responsable de la Stratégie Investissement

  • Des médicaments contre l’obésité pour tous – même pour les animaux de compagnie

    Outrageous Predictions

    Des médicaments contre l’obésité pour tous – même pour les animaux de compagnie

    Jacob Falkencrone

    Responsable mondial de la stratégie d'investissement

  • Le grand bug de l’IA : un reset à mille milliards de dollars

    Outrageous Predictions

    Le grand bug de l’IA : un reset à mille milliards de dollars

    Jacob Falkencrone

    Responsable mondial de la stratégie d'investissement

  • Le grand saut quantique fait s’effondrer les cryptomonnaies

    Outrageous Predictions

    Le grand saut quantique fait s’effondrer les cryptomonnaies

    Neil Wilson

    Investor Content Strategist

  • SpaceX annonce son introduction en Bourse, dopant les marchés liés à l’exploration spatiale

    Outrageous Predictions

    SpaceX annonce son introduction en Bourse, dopant les marchés liés à l’exploration spatiale

    John J. Hardy

    Responsable mondial de la stratégie macroéconomique

  • Le mariage de Taylor Swift et Travis Kelce dope la croissance mondiale

    Outrageous Predictions

    Le mariage de Taylor Swift et Travis Kelce dope la croissance mondiale

    John J. Hardy

    Responsable mondial de la stratégie macroéconomique

Prêt à commencer?

L'ouverture d'un compte peut se faire entièrement en ligne en trois étapes simples.

Investir comporte des risques. Votre investissement peut perdre de la valeur.

Les informations contenues sur cette page ne sont pas destinées à être des conseils d’investissement individuels ou à recommander individuellement de faire certains investissements. La rémunération de l'auteur de cet article n'est pas (ne sera pas) directement ou indirectement liée à ses recommandations ou opinions spécifiques. Bien que Saxo Bank apporte le plus grand soin à la compilation et à la mise à jour de ces pages, et utilise des sources considérées comme fiables, Saxo Bank ne peut garantir l'exactitude, l'exhaustivité et l'actualité des informations fournies. Avant d’effectuer un investissement, Saxo Bank contrôle si celui-ci vous convient sur la base de ce qu’elle sait de vos connaissances et de votre expérience relative au produit de placement concerné. Saxo Bank vous avertira toujours s’il s’avère que vous ne disposez pas de connaissances et d’une expérience suffisante ou si Saxo Bank n’a pas pu les évaluer. Saxo Bank est un nom commercial de Saxo Bank S/A. Investir comporte des risques. La valeur de votre investissement peut diminuer. Pour en savoir plus sur les risques spécifiques aux produits, consultez les pages consacrées aux produits.

Saxo Belgique
Italiëlei 124, boîte 101,
2000 Anvers
Belgique

Saxo Belgique, sous le nom de Saxo, est la succursale belge de Saxo Bank A/S. Principalement contrôlée par la DFSA. Enregistrée en Belgique auprès de la BNB et contrôlée par la FSMA et la BNB.

Contacter Saxo

Belgique
Belgique