Outrageous Predictions
La Belgique constitue une réserve stratégique de cacao avec sa Réserve Nationale de Chocolat
Ole Hansen
Responsable de la stratégie des matières premières
Attention : ce contenu contient du matériel marketing. Investir dans plusieurs types de produits peut contribuer à rendre votre portefeuille moins vulnérable. Investir comporte des risques.
‘Diversification is the only free lunch in investing’, selon l’adage bien connu. Même si la diversification ne garantit ni la stabilité ni une protection contre les corrections générales des marchés, elle peut néanmoins aider à amortir les chocs au sein de votre portefeuille. Aujourd’hui, il est facile d’obtenir cette diversification grâce à des ETF largement diversifiés qui suivent le marché, ou à des ETF thématiques permettant de miser sur une tendance particulière.
Outre les ETF, il existe aussi des holdings cotées en bourse. Il s’agit de sociétés, parfois ancrées dans une famille, qui détiennent des participations dans d’autres entreprises. Investir dans une holding revient donc à investir indirectement dans ces entreprises. Comme avec un ETF, votre montant investi est ainsi réparti entre plusieurs sociétés. Parfois, ces sociétés sont cotées en bourse ; parfois, il s’agit d’entreprises privées dans lesquelles il n’est pas aussi simple, pour un investisseur particulier, d’investir directement. Attention toutefois : les holdings ne sont pas nécessairement largement diversifiées. Certains portefeuilles restent assez concentrés sur un nombre limité de participations ou de secteurs. Des familles fortunées comme les Boël (Sofina), les Bertrand-Ackermans (Ackermans & Vanhaaren), les Arnault (LVMH) et les Agnelli (Exor) utilisent une holding pour gérer leur patrimoine familial dans une perspective de long terme. En achetant des actions d’une holding, vous prenez en quelque sorte part à cette vision.
Autrement dit, lorsque vous investissez dans une holding, vous n’achetez pas seulement un portefeuille d’entreprises : vous montez aussi à bord d’un véhicule piloté par un management expérimenté, souvent familial. Ce management dispose généralement d’une solide expérience en investissement et peut parfois investir dans des entreprises ou des dossiers auxquels les investisseurs particuliers ont plus difficilement accès.
Ces atouts constituent en même temps un point d’attention. Il est plus difficile d’évaluer les performances et la valorisation de participations dans des sociétés non cotées. Les holdings publient bien entendu leurs informations conformément aux règles en vigueur, mais la transparence est souvent plus limitée pour les participations privées que pour les sociétés cotées. Vous dépendez donc en partie des estimations du management pour apprécier la valeur de l’ensemble des participations.
Une holding communique donc souvent elle-même sur sa valeur intrinsèque ou sa valeur nette d’inventaire : la valeur estimée de l’ensemble des participations, après déduction des dettes. Cela reste dans une certaine mesure un exercice théorique, surtout lorsqu’une partie du portefeuille n’est pas cotée. Lorsqu’il existe un écart entre cette valeur intrinsèque et la valeur boursière, on parle généralement de décote lorsque le cours de bourse se situe en dessous de la valeur intrinsèque, et de prime lorsqu’il se situe au-dessus.
Berkshire Hathaway est probablement l’exemple le plus connu d’une holding pour laquelle les investisseurs ont, à certains moments, été prêts à payer une valorisation plus élevée. Cela tenait en grande partie à Warren Buffett, l’ancien CEO qui a dirigé l’entreprise avec succès pendant plus de cinquante ans. Cette valorisation plus élevée n’a jamais été une constante, mais elle reflétait souvent la confiance des investisseurs dans son allocation du capital et dans la qualité des entreprises sous-jacentes.
À l’inverse, une holding peut aussi se négocier avec une décote. Cela peut par exemple s’expliquer par des doutes concernant le management, la valorisation de certaines participations ou encore la structure du groupe. Les coûts au niveau de la holding, un niveau d’endettement ou la faible liquidité de certaines participations sous-jacentes peuvent également expliquer pourquoi le cours de bourse se situe sous la valeur intrinsèque estimée. Une telle décote ne constitue d’ailleurs pas automatiquement une opportunité d’achat : elle peut parfois persister longtemps.
Investir dans une holding signifie donc dépendre dans une large mesure des choix du management. En tant qu’actionnaire minoritaire, vous avez peu, voire pas, de prise sur le fonctionnement quotidien de l’entreprise. En outre, les intérêts des actionnaires minoritaires peuvent parfois peser moins lourd que ceux des actionnaires de contrôle. La politique de dividende et le niveau d’endettement d’une holding méritent également une attention particulière, car ils peuvent avoir un impact sur le rendement et le risque.
Celui qui souhaite profiter, via des holdings, du parcours d’investisseurs expérimentés achète donc plus qu’une entreprise. Il achète aussi une vision, une structure et un style de gestion. C’est précisément pour cela qu’il vaut la peine de regarder au-delà du nom de la famille ou de la décote affichée sur le papier : au final, votre rendement ne dépend pas uniquement de ce que contient la holding, mais aussi de la personne qui est au guidon, de la direction qu’elle veut prendre et de la patience avec laquelle elle parcourt le long chemin.
Aperçu de l’investissement en holdings
Points forts | Points d’attention |
Diversification entre plusieurs entreprises | Pas toujours largement diversifié |
Accès parfois possible à des entreprises privées | Moins de transparence pour les participations privées |
Management expérimenté et allocation du capital | Dépendance aux choix du management |
Décote possible par rapport à la valeur intrinsèque | Une décote n’est pas automatiquement une opportunité |
Souvent une vision à long terme | Les coûts, la dette et la politique d’entreprise jouent aussi un rôle |