Idée de trading - Orange
Orange, la concentration comme nouveau fer de lance
Les planètes sont alignées pour Orange. L’opérateur de télécommunications a relevé fin juillet son objectif annuel de croissance de l’excédent brut d’exploitation après loyer (Ebitdaal), l’indicateur de rentabilité privilégié dans le secteur, après avoir finalisé l’intégration de MásOrange en Espagne et enregistré une bonne dynamique en Afrique-Moyen-Orient comme en Europe au premier semestre. Il anticipe désormais que celle-ci se situe au-dessus de 4 % sur l’exercice 2026, contre 3 % jusqu’ici. Son flux de trésorerie organique des activités télécoms devrait, lui, s’établir à 4,3 milliards d’euros. Soit quelque 300 millions de plus qu’attendu.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
Nous sommes à l’achat sur le titre, qui a certes déjà grimpé sous l’effet de l’attractivité de son rendement, mais qui dispose encore d’un potentiel d’appréciation dans la perspective d’une consolidation en France. Viser 20€.
Et pour cause : le groupe, qui affirme toujours faire preuve de « discipline » sur le volet des investissements, qui devraient représenter autour de 15 % du chiffre d’affaires cette année, a fait état de résultats supérieurs aux attentes au titre du premier semestre. Son chiffre d’affaires a progressé de 5,5 % sur un an en données publiées, à 20,95 milliards d’euros, tandis que son Ebitdaal s’est apprécié de 8 %, à 6,13 milliards. D’après un consensus fourni par Orange, les analystes tablaient, au point médian, sur des revenus de 20,76 milliards et sur un Ebitdaal de 6,11 milliards.
Cap sur SFR
Au-delà de l’intégration de MásOrange, dont les résultats seront désormais pleinement intégrés à ses comptes, la société a franchi un autre jalon majeur dans sa stratégie de consolidation en Europe au premier semestre. Elle a conclu un accord avec Bouygues Telecom et Iliad (Free) en vue d’un rachat conjoint de leur rival SFR à Altice, sur la base d’une valeur d’entreprise de 20,35 milliards d’euros. Christel Heydemann, la directrice générale d’Orange, a confirmé, lors d’un échange avec des analystes, que l’Autorité de la concurrence française est saisie du dossier, dont le closing est espéré au second semestre 2027.
Pour rappel, Orange reprendrait 27 % des actifs de la cible, participant d’autant au montage financier de la transaction, qui n’entraînera, « malgré des coûts liés à l’intégration, qu’une faible intensité en matière de dépenses d’investissement », a assuré Christel Heydemann. Si elle advient, la manœuvre sera, quoi qu’il en soit, très favorable, en ce qu’elle lui permettra d’ajouter près de 4 millions de clients à sa base d’abonnés mobile, mais aussi de réaliser des synergies de coûts supérieures à 500 millions d’euros en rythme annuel à partir de 2032.
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Cette analyse a été élaborée par le "Groupe Les Echos / Le Parisien" et diffusée par Saxo Banque à des fins exclusivement publicitaires. Ce document est un contenu à visée marketing et ne doit pas être considéré comme un conseil en investissement.
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