Idée de trading - KBC
KBC affiche une politique de croissance ambitieuse dans la banque et l’assurance
Le groupe, basé à Bruxelles, dispose de capitaux excédentaires lui permettant de poursuivre ses acquisitions, en Belgique mais aussi en Europe centrale, où la croissance est soutenue.
Le conseil de notre partenaire "Investir"
Les perspectives sont favorables. Le dividende est attendu en hausse de 24,5 %, à 6,35 € au titre de 2026 (dont un acompte de 1 € détaché le 4 novembre). Le rendement est confortable, avec une politique de distribution raisonnable. Nous conseillons l’achat avec un objectif de 155 euros.
Solidement implanté en Belgique, au deuxième rang du secteur bancaire dans le pays, derrière BNP Paribas Fortis, KBC dispose d’une base robuste pour son expansion internationale. Après la République tchèque, où il réalise déjà plus d’un quart de ses bénéfices, le groupe a musclé sa filiale en Slovaquie en achetant, mi-janvier, 365.bank pour 708 millions d’euros. La fusion s’est engagée mi-avril sous la marque unique CSOB, aussi utilisée en République tchèque.
D’autres développements sont possibles dans les deux autres pays d’implantation dans l’est de l’Europe, la Bulgarie et la Hongrie. Selon le bureau d’analyse de Jefferies, le marché sous-estime le potentiel de création de valeur en Europe centrale, où l’enrichissement progressif des ménages soutiendra le développement du crédit.
Plus d’assurance
KBC affiche aussi ses ambitions dans l’assurance-dommages. Le groupe est, pour l’heure, le troisième assureur outre-Quiévrain, derrière Ageas/AG Insurance et Axa Belgium. Il envisage de prendre une participation chez le numéro quatre, Ethias, si sa mise en vente se confirme fin 2026. Les actionnaires, pour 31,66 % du capital chacun, sont l’Etat fédéral (holding SFPIM) et les régions flamandes et wallonnes. La valorisation pourrait atteindre 3 à 4 milliards d’euros pour 100 %.
Rien n’est joué, car la Wallonie ayant déclaré ne pas être vendeuse, la Flandre ne le serait pas non plus… Seuls les titres de SFPIM seraient proposés, avec d’autres prétendants possibles, comme Ageas. En cas d’échec, d’autres opportunités dans l’assurance existent dans les pays où KBC est présent.
Excédent de capital
La bancassurance est dans l’ADN de KBC, un groupe issu de la fusion, en 1998, entre trois établissements belges, deux banques, Kredietbank et Cera Bank, et un assureur, ABB. Cette double activité permet d’obtenir une plus forte rentabilité sur capitaux propres (16 % annualisés au premier semestre).
A défaut d’une acquisition majeure, KBC redistribuera aux actionnaires ses fonds propres excédentaires. Ces capitaux en réserve sont estimés à plus de 2 milliards d’euros, soit 3,6 % de la capitalisation boursière. Un rachat d’actions serait possible, à moins d’un dividende exceptionnel, comme au titre de 2024 lorsque le ratio de solvabilité avait dépassé 15 %. Il était déjà de 14,4 % fin juin, sachant que les dirigeants visent seulement au moins 13 %.
Sur le plan opérationnel, KBC bénéficie d’un fort degré de numérisation sur son territoire, avec une densité d’agences physiques plus réduite que dans des pays comme la France. Il en résulte pour le groupe un ratio coûts sur revenus annoncé autour de 40 % cette année (– 3 points en deux ans) et à moins de 38 % en 2028. Les marchés où KBC est présent sont aussi réputés pour leur faible degré de risque de défaillance des emprunteurs.
Les objectifs 2026 ont été relevés après la publication des comptes à fin juin, et un rehaussement des prévisions à moyen terme est probable le 11 février 2027, lors de la publication des résultats annuels. Pour l’heure, les revenus sont attendus en augmentation de 11 % en 2026, nettement au-dessus de l’objectif de 7,7 % sur la période 2025-2028, avec des charges bien contenues (+ 7,7 % en 2026 et + 4,3 % sur 2025-2028). Une belle dynamique de croissance rentable.
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Cette analyse a été élaborée par le "Groupe Les Echos / Le Parisien" et diffusée par Saxo Banque à des fins exclusivement publicitaires. Ce document est un contenu à visée marketing et ne doit pas être considéré comme un conseil en investissement.
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