Outrageous Predictions
Des médicaments contre l’obésité pour tous – même pour les animaux de compagnie
Jacob Falkencrone
Responsable mondial de la stratégie d'investissement
Stratège en investissement et options
Relevé: Cet article propose un rapport hebdomadaire sur les marchés ainsi qu’une analyse prospective. Il traite des tendances majeures du marché, des résultats d’entreprises, des événements macroéconomiques et des performances des actifs. Il met en évidence les principaux moteurs de la semaine écoulée et les principaux risques pour la semaine à venir.
Avant de lire cet article : Le message ci-dessous contient du matériel marketing. Pour bien comprendre cet article, il est recommandé d’avoir une connaissance de base en investissement et en négociation d’actions, d’obligations et de matières premières. Chaque investisseur ou trader doit effectuer ses propres recherches et tenir compte de sa situation financière, de son appétence au risque et de ses objectifs d’investissement. Investir comporte des risques. Il est important de faire des choix réfléchis.
Les marchés ont dû digérer de nombreuses informations : chiffres d’inflation, résultats trimestriels et signaux politiques plus bruyants. Les actions ont brièvement atteint un nouveau sommet, avant de perdre de l’élan. Les discussions sur des plafonds de taux d’intérêt pour les cartes de crédit, les droits de douane et l’indépendance des banques centrales ont pesé sur le sentiment. En fin de semaine, l’attention s’est déplacée vers Davos, des rapports d’inflation plus faibles et un contexte géopolitique plus tendu.
États‑Unis
Les actions américaines ont démarré la semaine en force. Des signaux d’inflation modérée et une consommation robuste ont soutenu les marchés. L’indice S&P 500, un baromètre large des grandes entreprises américaines, est resté proche de ses records. Plus tard dans la semaine, le marché s’est essoufflé. Les résultats des banques ont mis en évidence la pression sur les marges. Des manchettes politiques concernant un éventuel plafonnement des taux des cartes de crédit et des questions autour de la direction de la Federal Reserve (Fed) ont également freiné l’optimisme. Les valeurs financières et les sociétés de paiement ont sous-performé. Les semi‑conducteurs ont mieux résisté, soutenus par l’accord commercial entre les États‑Unis et Taïwan et de nouveaux investissements dans la production nationale de puces. Vendredi, les cours se sont stabilisés grâce à une légère détente des taux et un retour de l’attention vers les résultats et l’inflation.
Europe et Asie
L’Europe est restée proche de ses niveaux record. L’industrie, la défense et certains acteurs de la santé ont mené la danse. Les valeurs du luxe ont accusé le coup après des dégradations et une demande affaiblie. Au Royaume‑Uni, les marchés sont restés stables. Les chiffres du commerce de détail ont mis en lumière la pression persistante sur les consommateurs. Les marchés nordiques et Benelux ont bénéficié de la vigueur des énergies renouvelables, de la défense et de la santé. En Asie, le Japon a mieux performé grâce à un yen plus faible et à des spéculations sur des élections anticipées. Hong Kong et la Chine continentale ont d’abord progressé sur une baisse des craintes de déflation. Plus tard dans la semaine, les valeurs technologiques et de croissance ont reculé en raison de règles de crédit plus strictes pour le financement de titres.
L’indice VIX, qui mesure la volatilité attendue du marché américain, est resté dans sa zone médiane. Les indicateurs à court terme ont toutefois suggéré davantage de prudence avant les chiffres d’inflation et les résultats. Le bruit politique — des discussions autour de la Fed aux possibles droits de douane — a été intégré comme une légère prime de risque. Le tableau reste calme, mais vigilant.
Les taux ont oscillé entre le Japon et les États‑Unis. Les rendements des obligations d’État japonaises ont bondi vers des sommets pluriannuels. Raisons : spéculations électorales et inquiétudes concernant les finances publiques. Les taux mondiaux ont suivi le mouvement, mais les rendements américains ont ensuite légèrement reculé après des signaux d’inflation modérée et un peu d’aversion au risque sur les actions. Les marchés du crédit ont bien tenu. La prime de risque sur les obligations d’entreprises à haut rendement s’est même resserrée, malgré davantage d’incertitudes politiques et macroéconomiques.
Les matières premières « dures » ont dominé. L’or, l’argent et le cuivre ont touché de nouveaux sommets, soutenus par les tensions géopolitiques, la crainte de droits de douane et l’incertitude budgétaire. Le prix du pétrole a d’abord bondi après des nouvelles concernant l’Iran. Il a ensuite reflué, le risque d’offre immédiate semblant diminuer. Les matières premières agricoles ont pris du retard en raison d’attentes d’offre abondante et de meilleures perspectives de récolte.
La semaine est plus courte, mais chargée. Le marché digère les chiffres d’inflation américains retardés basés sur l’indice des prix PCE (la mesure d’inflation préférée de la Fed) et l’estimation finale du produit intérieur brut du troisième trimestre. Ces données nourrissent les anticipations en vue de la prochaine réunion du Federal Reserve (Fed) et du Federal Open Market Committee (FOMC). Les responsables divergent encore sur le rythme et le calendrier d’éventuelles baisses de taux. Cela maintient la nervosité à un niveau faible, mais perceptible.
Au-delà des données, la géopolitique devrait dominer l’actualité. Le World Economic Forum (WEF) de Davos démarre dans un climat d’incertitude mondiale. Les risques liés au commerce et à la politique industrielle seront particulièrement scrutés. Les investisseurs écouteront attentivement les discours des dirigeants politiques et des banquiers centraux. Les signaux sur le commerce, l’industrie et la coopération internationale peuvent rapidement se refléter dans les cours.
Les tensions commerciales entre les États‑Unis et l’Europe demeurent un risque. La menace du président Trump d’augmenter les droits de douane sur plusieurs pays européens met la UE sous pression. La perspective de contre‑mesures reste présente. Des actions concrètes pourraient rapidement se faire sentir sur les actions européennes, les devises et les matières premières. L’énergie reste aussi un thème important. Les tensions autour de l’Iran se sont apaisées, mais la situation reste instable. De nouveaux signaux diplomatiques, sanctions ou pressions militaires peuvent à nouveau influencer le prix du pétrole et le sentiment de risque global.
Enfin, la saison des résultats est en cours. Les publications de Netflix et Intel, ainsi que celles d’un large éventail d’entreprises américaines et européennes, peuvent redéfinir le leadership sectoriel. Ici aussi, les valorisations sont sensibles aux déceptions dans un environnement politique incertain.
La semaine s’est terminée sur un équilibre entre résilience et prudence. Le leadership boursier est étroit. La volatilité reste sous contrôle, mais avec une attention marquée pour les risques. Les investisseurs attendent désormais plus de clarté des données macroéconomiques et moins d’élan « momentum ». Avec Davos, l’inflation, les résultats d’entreprises et les foyers géopolitiques simultanés, la période qui s’ouvre sera un test : le calme persistera‑t‑il, ou assistera‑t‑on à des réactions plus rapides et plus marquées ?
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