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Avertissement : Ce contenu constitue une communication marketing et ne doit pas être considéré comme un conseil en investissement. La négociation d’instruments financiers comporte des risques et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Pour de nombreux investisseurs, les ETF représentent un point de départ accessible. Un ETF large n’est toutefois pas automatiquement bien équilibré. De nombreux indices mondiaux sont pondérés en fonction de la capitalisation boursière, ce qui signifie qu’un petit nombre de grandes capitalisations américaines pèse lourdement sur leurs performances.
Les investisseurs qui souhaitent réduire la dépendance de leur portefeuille à ces grandes valeurs peuvent également se tourner vers d’autres instruments. Pensons par exemple aux obligations, aux ETF thématiques, aux métaux précieux ou à d’autres types d’investissements. Les holdings en sont également un exemple : en achetant une seule action, vous accédez à un portefeuille géré activement pouvant combiner sociétés cotées, participations non cotées et réserves de liquidités.
Un ETF peut contenir des centaines de positions tout en réagissant fortement aux mêmes mouvements de marché. Cela s’explique par le fait que les plus grandes positions et les secteurs dominants déterminent souvent l’essentiel de la performance.
La diversification entre différents instruments peut apporter une couche supplémentaire, car tous ne réagissent pas de la même manière aux taux d’intérêt, à la croissance économique ou au sentiment de marché. Cela ne signifie pas qu’un autre instrument progressera systématiquement lorsqu’un ETF recule. En revanche, cela peut permettre à un portefeuille d’être moins dépendant d’un seul indice, d’un seul secteur ou d’un groupe restreint de poids lourds boursiers.
Un holding est une société cotée qui détient des participations dans d’autres entreprises. Vous n’achetez donc pas un fonds qui réplique un indice, mais une action d’une société dont le management décide activement de l’allocation du capital. La Belgique possède une longue tradition dans ce domaine avec notamment Sofina, Brederode, Ackermans & van Haaren et D’Ieteren. Certains holdings détiennent des dizaines de participations, tandis que d’autres reposent sur quelques investissements majeurs. Un holding ne garantit donc pas automatiquement une meilleure diversification, mais offre une forme d’exposition différente de celle des ETF.
Au sein de nombreux holdings, une famille ou un actionnaire de référence a investi une part importante de son propre patrimoine. Ses intérêts sont donc alignés sur ceux des autres actionnaires : si le holding obtient de bons résultats, il en bénéficie également ; dans le cas contraire, il en subit aussi les conséquences. C’est ce que l’on appelle le skin in the game.
Un holding peut en outre faire quelque chose qu’un ETF ne fait pas : conserver une partie de ses actifs en liquidités. En période de repli boursier, lorsque les ETF perdent également du terrain, certaines actions peuvent devenir moins chères. Un holding disposant de suffisamment de liquidités peut alors décider d’acquérir de nouvelles participations ou de renforcer celles qu’il détient déjà. En tant qu’actionnaire du holding, vous profitez indirectement de ces décisions. Cela ne constitue toutefois aucune garantie de gain et dépend des choix effectués par l’équipe de gestion.
Les holdings ne se limitent pas toujours aux sociétés cotées. Certains investissent également dans des entreprises privées auxquelles les investisseurs particuliers n’ont pas directement accès. Le portefeuille d’un holding peut ainsi différer sensiblement de celui d’un ETF classique.
Un holding reste avant tout une action. Si les marchés reculent, le cours du holding peut lui aussi baisser. Et même si un holding détient plusieurs entreprises, il n’est pas automatiquement largement diversifié. Il arrive que quelques participations importantes, un seul secteur ou une seule région représentent une part significative du résultat. Il est donc important de ne pas se limiter au nom du holding, mais d’examiner également les sociétés qu’il détient. Vous éviterez ainsi d’être exposé, sans le savoir, aux mêmes entreprises ou secteurs à travers votre ETF et votre holding.
La notion de valeur intrinsèque mérite également quelques explications. Imaginons que l’ensemble des participations d’un holding soit estimé à 100 euros par action, alors que l’action elle-même se négocie à 80 euros en Bourse. Le holding s’échange alors avec une décote de 20 %. Cela peut paraître attrayant, mais cette décote peut persister pendant des années, voire s’accentuer. Les investisseurs peuvent par exemple avoir des doutes quant à la qualité de la gestion, au niveau d’endettement ou à la valorisation des sociétés non cotées qui ne font pas l’objet d’une cotation quotidienne. Vous achetez donc potentiellement en dessous de la valeur estimée, sans garantie que cet écart se résorbe un jour.
La question demeure : quelle place un holding peut-il occuper aux côtés des ETF ? Une approche fréquemment utilisée pour combiner des ETF diversifiés et des actions individuelles est la stratégie cœur-satellite.
Dans cette approche, les ETF constituent souvent le socle du portefeuille. Certains investisseurs y ajoutent ensuite de plus petites positions présentant des caractéristiques différentes de celles du marché dans son ensemble. Ces positions complémentaires sont souvent qualifiées de satellites. Un holding peut faire partie de ces satellites potentiels, aux côtés d’autres types d’investissements.
Au final, la diversification ne se résume pas au nombre d’entreprises détenues dans un portefeuille. La manière dont un investissement est construit, géré et les risques qui lui sont associés jouent également un rôle. Les ETF et les holdings diffèrent sur ces différents plans. Il est donc essentiel de regarder au-delà de l’étiquette et de comprendre précisément ce que vous détenez en portefeuille.