Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
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Toy Story rapporte à Disney plus de 1 milliard de dollars de chiffre d'affaires en produits dérivés chaque année. Le dernier volet de la franchise sorti récemment au cinéma a dopé les résultats trimestriels de l'entreprise qui possède les studios Pixar. Les fans deviennent clients des parcs et magasins.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
La sortie en salle du dernier volet de Toy Story est l'occasion de nous rappeler à quel point les franchises de l'entreprise sont fortes. Nous sommes acheteurs, avec un objectif de cours de 130 dollars.
Toy Story 5 a récemment franchi la barre du milliard de dollars de recettes au box-office mondial. La puissance de la franchise est si forte qu'elle a un impact très visible sur les comptes de l'énorme machine qu'est The Walt Disney Company (studios, chaînes de télé, parcs à thème). Cette année, le chiffre d'affaires de l'entreprise qui possède Pixar, Marvel et Star Wars, en plus de Mickey et du Roi Lion, devrait pour la première fois dépasser les 100 milliards de dollars, d'après les consensus FactSet et Bloomberg. Sur le trimestre clos fin juin, il est ressorti à plus de 25 milliards de dollars, en croissance de 6,8%.
Disney, dont le chiffre d'affaires était deux fois moins important il y a dix ans a publié des comptes trimestriels (clos fin juin) qui ont plu à la Bourse, avec un résultat opérationnel et un bénéfice par action supérieurs aux attentes.
L'analyste Jessica Reif Ehrlich chez Bank of America Securities voit la valeur atteindre de nouveaux sommets, à 125 dollars par action. « Le résultat opérationnel de la division ‘divertissement' a été particulièrement robuste, argumente-t-elle dans une note. La performance du segment ‘expériences' a été portée par une hausse de 4% du nombre de visiteurs à l'échelle mondiale, incluant une croissance de 3% dans les parcs à thème des Etats-Unis. » Elle pointe la « réaccélération » de la fréquentation comme l'un des moteurs à jouer en Bourse.
La division « expériences », qui regroupe les parcs à thème et les croisières, a enregistré un trimestre record en termes de chiffre d'affaires. Celui-ci s'est élevé à 10 milliards de dollars, en hausse de 10% par rapport au troisième trimestre de l'année dernière.
Le directeur générale Josh D'Amaro a indiqué lors de la présentation des comptes que la nouvelle attraction autour de La Reine des Neiges à Disneyland Paris, ouverte depuis la fin mars, a été « très bien accueillie par les visiteurs ». Aux Etats-Unis, la croissance a été portée par « leurs outils commerciaux sophistiqués, qui intègrent notamment des remises ciblées avec notamment des prix spéciaux pour les locaux. Il est évident qu'avec une hausse de 4% de la dépense par visiteur, nous ne cherchons certainement pas à stimuler le volume de fréquentation par le biais de réductions massives. »
« Une structure unique »
Le « succès retentissant » du dernier volet de Toy Story (sorti au cinéma en juin) a alimenté le chiffre d'affaires des parcs et croisières et dopé les ventes de produits dérivés. Le trimestre a été « formidable » pour le segment « produits de consommation », qui a enregistré sa plus forte croissance en cinq ans.
La franchise Toy Story touche un large public de spectateurs (plus de 4 milliards de dollars de recettes au box-office pour les cinq animés et plus de 2 milliards d'heures de visionnage sur Disney+), qui deviennent par la suite clients des parcs, des navires de croisière et magasins. Cela génère des revenus récurrents de plus de 1 milliard par an en produits dérivés (jouets, peluches, accessoires…). « C'est là toute la puissance de la roue d'inertie de Disney : une histoire forte et intemporelle, racontée aussi bien au cinéma qu'en streaming, qui se poursuit dans le commerce de détail et via des expériences. Cette intégration crée une structure unique, que nul autre n'a su reproduire », s'est réjoui Josh D'Amaro, qui a pris ses nouvelles fonctions à la mi-mars.
Au troisième trimestre, c'est Spider-Man qui dopera les revenus de l'entreprise. « Soixante-cinq ans après ses débuts, Spider-Man demeure l'un des personnages les plus populaires, porté par les produits dérivés, les parcs d'attractions et le streaming. Ce week-end nous rappelle avec éclat toute la puissance de cette franchise ; il va sans dire que le succès de Spider-Man : Brand New Day (sorti en salles en juillet) est de bon augure pour notre prochain film très attendu, Avengers : Doomsday », a ajouté le patron de Disney. Sony a les droits cinématographiques de Spider-Man mais Disney détient les droits de merchandising.
Le consensus Bloomberg, acheteur à 90% de Disney, vise un objectif de cours médian de 128,7 dollars, soit un gain de potentiel de 26% par rapport au dernier cours et près de 9 dollars au-dessus du précédent record de 119,78 dollars par action atteint en septembre 2025.