Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
Saxo Group
Il n’est pas fréquent que le numéro un mondial de l’eau et des déchets modifie ses prévisions en cours d’exercice, mais il a bien remonté l’une d’elles au vu de son parcours à mi-année. Le groupe attend toujours, pour 2026, une augmentation d’au moins 8 % de son bénéfice net courant (base du calcul du résultat par action et du dividende), à devises constantes, mais en tenant compte désormais de l’intégration de la société américaine Clean Earth, dans les déchets dangereux.
Le conseil de notre partenaire « Investir »
Nous recommandons d’acheter la valeur. Le léger relèvement du bénéfice net courant estimé cette année a été apprécié, d’autant que la situation au Moyen-Orient et l’intégration de Clean Earth pèsent à court terme sur les marges. Viser 45€.
Effectuée le 1er juin, pour un montant de 2,78 milliards d’euros, cette acquisition est la plus importante réalisée par Veolia depuis l’OPA sur Suez. Mais « elle est légèrement dilutive [sur la rentabilité] la première année, ce qui revient à améliorer de 1 % la guidance », a précisé Estelle Brachlianoff, la directrice générale, au cours d’un point presse. Au premier semestre, ce bénéfice net courant a augmenté de 10,4 %, à 837 millions, ce qui a conduit au relèvement de la cible annuelle, un geste apprécié en Bourse.
Les autres objectifs ont été maintenus, dont la perspective d’une croissance « solide » du chiffre d’affaires hors effets devises, périmètre et fluctuations du prix des énergies, après une augmentation de 1,5 % au premier semestre (de 0,6 % en publié). Quant à la progression de l’Ebitda, l’autre indicateur de rentabilité, elle reste visée entre 5 % et 6 % (là, à taux de change et périmètre constants), les 3,5 milliards dégagés sur les six premiers mois correspondant au bas de la fourchette. La marge correspondante s’est améliorée sur un an, passant de 15,3 % à 16 %.
Economies renforcées
La situation au Moyen-Orient - une des trois zones prioritaires de Veolia -, où le groupe est très présent dans les technologies de l’eau ainsi que dans les usines de dessalement, l’a pénalisé de deux façons, a expliqué la directrice générale. D’une part, « les commandes sont gelées », mais pas annulées. D’autre part, la guerre a entraîné une hausse des prix de l’énergie, répercutée sur les clients, mais « avec un effet retard, qui induit un pincement temporaire sur les marges ».
Pour le compenser au mieux, « nous avons renforcé nos plans d’efficacité dans un certain nombre de pays », nous a précisé Estelle Brachlianoff. En effet, les économies réalisées au premier semestre ont atteint 195 millions d’euros, en avance sur l’objectif annuel de plus de 350 millions.