Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
Saxo Group
La banque de Turin réunira ses actionnaires le 10 septembre prochain pour leur demander d’approuver l’émission d’actions nécessaire à l’offre de rachat lancée sur la banque toscane Banca MPS/Mediobanca (BMPS). Intesa Sanpaolo (ISP) propose 1,6 action et 1 € pour chaque action BMPS.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
Nous conseillons d’acheter le titre. Certes, la valorisation est exigeante au regard de l’actif net tangible de 2,90 € fin juin, mais la rentabilité annualisée est très forte (25 %) et la croissance externe engagée permettrait de muscler l’activité liée aux grandes entreprises. Un programme de rachat d’actions de 2,3 milliards d’euros (2 % de la capitalisation boursière) a été lancé en juillet. Viser un objectif de 7,60€.
Cela représentait une prime modeste de 12,7 % lors de l’annonce début juin, mais les cours se sont ajustés depuis (+ 28,7 % pour BMPS et + 13,8 % pour ISP).
Selon les comptes pro forma 2025 publiés en même temps que les comptes à fin juin, en intégrant la revente d’agences pour des questions de concurrence, le bénéfice net du nouvel ensemble atteindrait 11,3 milliards d’euros, 2 milliards de plus qu’ISP seule. Ensuite, il faudrait compter avec 2,1 milliards de frais de restructuration pour obtenir 2,9 milliards de synergies récurrentes, dont 1,5 milliard de réductions de coûts. Cette fusion pourrait se heurter à une offre concurrente de Banco BPM, mais ISP assure à ce stade n’avoir pas l’intention de surenchérir.
Coûts sous contrôle
En attendant, Intesa Sanpaolo a légèrement relevé son objectif de bénéfice net pour 2026, attendu à « plus de » et non plus « autour de » 10 milliards d’euros, malgré la hausse des impôts en Italie. Au premier semestre, il a atteint 5,55 milliards (+ 6,5 %). Les revenus de l’établissement piémontais ont progressé de 5,3 %, à 14,5 milliards, tandis que les frais généraux ont reculé de 0,7 %, à 5,2 milliards. Ainsi, le ratio coûts/revenus s’est encore amélioré de 2,2 points, à 35,9 %, alors que la moyenne du secteur en Europe est de l’ordre de 50 %. Quant à la charge du risque de crédit, elle s’est réduite de 15,2 %, à 428 millions, soit 0,20 % des encours (- 0,04 point).
Si les coûts sont bien tenus, cela tient aux départs naturels de salariés, mais aussi au mix d’activités. Le coefficient d’exploitation s’élève encore à 46,7 % des revenus (- 2 points) pour Banca dei Territori (banque de détail, PME, associations) et à l’international (41,5 %). Il est bien moindre pour IMI (grandes entreprises, 26,7 % du résultat net), à 23,6 % (- 4 points), dans la banque privée (27,7 %), la gestion d’actifs (21,4 %) et surtout l’assurance (18,2 %), qui apporte 9,6 % des profits.