Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
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Le concepteur des puces de calcul les plus puissantes au monde a demandé à six firmes de Wall Street de collecter des fonds auprès de leurs clients pour financier l’infrastructure de l’IA à hauteur de 500 milliards de dollars. Ses GPU constituent de loin le poste de dépense le plus important dans la construction des data centers. Nvidia organise désormais sa propre croissance sans plus devoir la financer lui-même.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
Le ralentissement de la croissance est susceptible de décevoir les investisseurs, quand bien même les dépenses d’investissement des opérateurs de centres de données restent soutenues. La publication semestrielle du groupe, attendue dans deux semaines, pourrait être l’occasion pour lui de revoir à la hausse sa politique en matière de retour à l’actionnaire, notamment en renforçant les rachats d’actions. Achat spéculatif, objectif de 265 dollars.
Voilà une manœuvre qui va donner du grain à moudre à ceux qui pointent du doigt la circularité du financement de l’écosystème de l’intelligence artificielle. Nvidia a demandé à six poids lourds américains de l’investissement (Apollo, Blackstone, BlackRock, Brookfield, Goldman Sachs et KKR) de mobiliser 500 milliards de dollars de financement à destination de la construction de puissance de calcul pour les usages d’intelligence artificielle. Le dirigeant et fondateur du concepteur de processeurs graphiques (GPU), Jensen Huang, a expliqué, dans un communiqué, avoir voulu réunir « les principaux fournisseurs mondiaux de capitaux à long terme pour financer, de manière indépendante, les infrastructures d’IA ».
La coalition créera des fonds dédiés, « d’une ampleur considérable et à des taux attractifs, pour les clients de Nvidia ». Ni la structure des financements ni le calendrier n’ont été dévoilés. Jensen Huang a simplement indiqué, dans une interview à CNBC, qu’aucun des géants de l’investissement approchés n’a refusé l’offre et que son entreprise pourrait garantir les prêts à hauteur de 125 milliards de dollars. Une manière, pour Nvidia, de mobiliser à son avantage l’important trésor de guerre accumulé ces dernières années, le but étant de soutenir la demande pour ses puces.
Répartir les risques
Nvidia avait, pour rappel, déjà signé des accords de plusieurs centaines de milliards de dollars avec des gestionnaires de centres de données ou des éditeurs d’agents conversationnels, qui, en échange d’achat de puces, recevaient un investissement de sa part sous forme de prises de participation. Ses GPU constituent, de loin, le poste de dépense le plus important dans la construction d’infrastructures, sachant que les baies de serveurs atteignent généralement 50 % de l’investissement.
L’alliance de financement mise en place par Nvidia « répartit les risques et consolide le leadership » de Nvidia, a réagi dans une note Vivek Arya, analyste chez Bank of America Securities, affirmant que sa « première impression est positive : la charge financière repose sur le consortium, et non sur le bilan de Nvidia ». Et de souligner que, jusqu’ici, le financement – et non pas la demande – a constitué le principal frein à la croissance du chiffre d’affaires du groupe : « Un fonds de 500 milliards de dollars permet aux emprunteurs qui ne peuvent pas garantir qu’ils ne feront pas défaut d’acquérir des GPU, de l’énergie et des centres de données à des tarifs avantageux. »