Prévisions chocs
Prévisions "chocs" 2026
Saxo Group
Saxo Group
Le fabricant de semi-conducteurs a signé l'une des plus importantes augmentations de capital de l'année. De quoi financer sa recherche, pour mettre au point des puces taillées pour l'intelligence artificielle, mais aussi développer son activité de fonderie, à laquelle l'administration américaine a apporté son soutien.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
Nous maintenons notre conseil d'achat spéculatif sur Intel, faisant le pari du redressement des performances financières de l'entreprise à l'ère de l'IA. Objectif de 130 dollars.
C'est une première pour Intel depuis son introduction en Bourse, en 1971. Le fabricant de puces électroniques a bouclé une augmentation de capital par vente d'actions nouvelles d'une valeur totale de 20 milliards de dollars, faisant ressortir un prix de 95 dollars l'unité. Cela représentait une décote de 6,5% par rapport au cours du 7 août dernier, un niveau semblable à celui qu'ont appliqué ou que comptent appliquer d'autres géants technologiques, comme Alphabet, Oracle ou SK Hynix, dans le cadre d'émissions récentes ou à venir. L'opération d'Intel a été largement sursouscrite, attirant l'équivalent de plus de 100 milliards de dollars de demande.
Ce qui témoigne, si c'était encore nécessaire, de la résilience de la demande des investisseurs pour les maillons de la chaîne d'approvisionnement de l'intelligence artificielle (IA). Le groupe de Santa Clara, en Californie, n'a pas précisé à quoi ces fonds serviront. Ils devraient toutefois, sans surprise, financer la montée en puissance de la production de puces, que les centres de données s'arrachent. De quoi améliorer un peu plus les perspectives de l'entreprise, dont l'action a déjà rebondi de près de 160% depuis le 1er janvier.
Un double objectif
Pour rappel, le directeur général d'Intel, Lip-Bu Tan, a fait de l'assainissement des finances une priorité. Cet effort se traduit notamment par l'attraction d'investissements extérieurs, émanant aussi bien du gouvernement américain que de concurrents. L'objectif du groupe est double : doper sa recherche pour commercialiser des puces taillées pour l'IA, alors que ses produits peinent à convaincre au-delà des usages généralistes, mais aussi développer ses capacités de production, pour relancer son activité de fonderie. Encouragés par l'administration Trump, les concepteurs de puces américains, à commencer par Nvidia et AMD, pourraient déléguer une partie de leur production à Intel, parallèlement à leur partenariat historique avec le Taïwanais TSMC.
A noter que, parmi les dix plus grandes levées de fonds réalisées cette année aux Etats-Unis, une seule ne l'a pas été par un acteur technologique : la cession d'un bloc de 4 milliards de dollars d'actions Medline, un spécialiste du matériel médical. L'engouement autour de l'IA ne semble pas près de s'essouffler.