Outrageous Predictions
La Belgique constitue une réserve stratégique de cacao avec sa Réserve Nationale de Chocolat
Ole Hansen
Responsable de la stratégie des matières premières
Responsable de la Stratégie Investissement
Charu Chanana, Chief Investment Strategist chez Saxo – 3 mars 2026
Investir dans plusieurs types de produits peut aider à rendre votre portefeuille moins vulnérable. Investir comporte des risques.
Le message ci-dessous contient du matériel marketing. Pour une bonne compréhension de cet article, une connaissance de base de l’investissement et du négoce de matières premières est recommandée. Chaque investisseur ou trader doit effectuer ses propres recherches. Tenez compte de votre situation financière personnelle, de votre tolérance au risque et de vos objectifs d’investissement. Investir comporte des risques. Il est important de prendre des décisions éclairées.
Dans ce scénario, la diplomatie reprend le dessus. Les États‑Unis et l’Iran montrent une volonté de dialogue et les canaux diplomatiques se rouvrent. Les marchés anticipent alors une solution conciliante. Même un cessez‑le‑feu temporaire peut rapidement réduire la prime de risque sur le pétrole et soutenir les actifs risqués. Pour les investisseurs, le principal risque réside dans une réaction trop rapide : vendre pendant la baisse et manquer le rebond lorsque les signaux positifs se succèdent.
Dans ce scénario, le conflit s’enlise et le risque reste intégré dans les prix. Les dirigeants évoquent une possible escalade, mais les marchés demeurent méfiants. Les incidents se poursuivent et opérer dans la région devient plus coûteux. Même sans perturbation majeure, la hausse des coûts d’assurance, les détours et les problèmes logistiques maintiennent des coûts élevés pour l’énergie et le transport. En Bourse, cela se traduit souvent par des marchés volatils, des phases d’aversion au risque de courte durée et une inflation qui reste obstinément présente.
Dans ce scénario, le risque sur l’offre devient concret. L’escalade perturbe les flux commerciaux ou menace des goulets d’étranglement cruciaux, si bien que les marchés ne se contentent plus de pricer le risque, mais intègrent une pénurie effective. Le détroit d’Ormuz joue ici un rôle clé en tant que passage essentiel pour l’approvisionnement mondial en pétrole. Dans un tel environnement, les marchés peuvent évoluer par à‑coups et les relations classiques se modifier rapidement. Le schéma familier de la baisse des actions et de la hausse des obligations peut échouer lorsque l’inflation alimente le choc.
Une bonne diversification ne dépend pas du nombre d’investissements, mais de la manière dont ceux‑ci réagissent lorsque la cause sous‑jacente change. En cas de tensions autour de l’Iran, cette cause peut évoluer rapidement : du pétrole vers l’inflation, puis de l’inflation vers la liquidité. Un portefeuille peut sembler bien diversifié sur le papier, tout en misant en pratique à plusieurs reprises sur le même scénario.
Une approche utile consiste à envisager trois mécanismes de choc distincts. Chacun influence les gains et les pertes de manière différente.
Les gains et les pertes sont principalement déterminés par les coûts de l’énergie et les revenus liés à l’énergie. De nombreux portefeuilles y sont structurellement vulnérables : ils contiennent beaucoup d’entreprises sensibles à la hausse des coûts du carburant et à la demande des consommateurs, mais peu d’exposition à des actifs qui bénéficient de la hausse des prix de l’énergie.
Ici, les rendements sont dictés par les taux réels et la durée. Si la prime de risque pétrolier persiste, l’attention se porte sur une inflation durable. Les obligations à long terme et les actions de croissance fortement valorisées peuvent alors être simultanément sous pression. Cela surprend les investisseurs qui considèrent les obligations comme un amortisseur.
Dans ce régime, les spreads de crédit, les conditions de financement et la corrélation entre les marchés déterminent les rendements. En période de stress, cette corrélation augmente souvent et la liquidité se raréfie. Les spreads de crédit s’élargissent et les actifs risqués souffrent. Les marchés émergents peuvent être touchés doublement : par un renchérissement des importations de pétrole et par un resserrement de la liquidité en dollars.
Posez‑vous une seule question, de trois manières :
Lors d’un choc géopolitique, le pétrole est souvent le premier facteur à réagir. Une hausse du prix du pétrole augmente les coûts pour de nombreuses entreprises, mais génère en même temps des revenus supplémentaires pour les producteurs d’énergie et les actifs liés au pétrole.
Question à vous poser :
Ai‑je des investissements qui montent naturellement lorsque les prix de l’énergie augmentent ?
Pensez aux entreprises générant des revenus énergétiques, à l’exposition aux matières premières ou à d’autres positions bénéficiant de la hausse des prix du pétrole.
Lorsque le choc pétrolier se transmet à l’inflation, l’attention se déplace du pétrole vers les taux d’intérêt. Ce sont surtout les taux réels (taux après inflation) qui deviennent déterminants.
Question à vous poser :
Où se situe dans mon portefeuille la plus grande sensibilité à la hausse des taux ?
Pensez aux obligations de longue durée, mais aussi aux actions dont la valorisation repose fortement sur des bénéfices lointains.
Dans une telle situation, les obligations à long terme et les actions de croissance peuvent baisser simultanément, alors qu’elles sont perçues comme des amortisseurs en période calme.
En cas de stress marqué, l’attention du marché se porte sur le financement et la liquidité. Les spreads de crédit s’élargissent, le refinancement devient plus coûteux et l’appétit pour le risque disparaît.
Question à vous poser :
Quelles parties de mon portefeuille dépendent d’un financement bon marché ou d’un crédit abondant ? Pensez aux entreprises fortement endettées, aux petites capitalisations, aux secteurs cycliques ou aux investissements très dépendants de la liquidité des marchés. Ces risques sont souvent moins visibles, mais apparaissent brutalement lorsque la liquidité se tarit.
Que se passe‑t‑il sur les marchés ?
Une hausse de la prime de risque pétrolier devient rapidement visible. Les prix du pétrole brut et des produits raffinés augmentent, tout comme les coûts de transport et les primes d’assurance. Ces coûts plus élevés se répercutent sur les entreprises et pèsent sur leurs perspectives de bénéfices.
Pourquoi est‑ce important ?
L’énergie est à la fois un facteur de coût et un frein à la demande. La hausse des prix des carburants réduit les marges et modère les dépenses, les voyages et le transport. Un choc pétrolier peut donc avoir un impact plus large sur l’économie qu’on ne l’estime souvent.
Souvent exposés :
Que se passe‑t‑il sur les marchés ?
Lorsque les prix élevés de l’énergie persistent, l’attention des marchés se déplace du pétrole vers l’inflation. Les investisseurs révisent leurs anticipations de taux, et surtout de taux réels. Cela influence les valorisations des obligations comme des actions.
Pourquoi est‑ce important ?
Les obligations, souvent utilisées comme amortisseur en période de turbulence, offrent alors moins de protection. La hausse des taux réels peut peser simultanément sur les obligations de longue durée et sur les actions fortement valorisées. La diversification de nombreux portefeuilles s’avère ainsi plus limitée qu’elle n’y paraît.
Souvent exposés :
Que se passe‑t‑il sur les marchés ?
Même sans perturbation physique, une incertitude persistante peut durcir les conditions financières. Les investisseurs deviennent plus prudents, les spreads de crédit s’élargissent et le dollar américain se renforce. L’appétit pour le risque diminue et les capitaux se déplacent vers la sécurité et la liquidité.
Pourquoi est‑ce important ?
En période de stress, les investissements ont tendance à évoluer dans la même direction. La corrélation entre les marchés augmente, ce qui réduit l’efficacité de la diversification supposée. C’est alors que l’on voit si un portefeuille dispose de véritables contrepoids ou s’il dépend essentiellement du même sentiment de risque.
Souvent exposés :
Que se passe‑t‑il sur les marchés ?Lorsque la prime de risque pétrolier augmente, le marché récompense souvent les entreprises ayant des revenus directs liés à l’énergie. La hausse des prix du pétrole et du gaz se traduit alors plus rapidement par des flux de trésorerie et des perspectives de bénéfices plus élevés pour le secteur.
Pourquoi cela aide‑t‑il ?
L’exposition à l’énergie peut servir de contrepoids dans des portefeuilles sensibles à la hausse des coûts de carburant. Là où des prix plus élevés pèsent sur les marges, ils peuvent ici apporter un soutien.
À noter :
Les actions énergétiques restent des actions. En cas d’aversion généralisée au risque, elles peuvent aussi baisser. Par ailleurs, les produits basés sur des futures ne suivent pas toujours parfaitement le prix du pétrole à long terme, en raison des coûts de roulement et de la dynamique du marché.
Que se passe‑t‑il sur les marchés ?
En cas d’escalade géopolitique persistante, le marché anticipe souvent une hausse durable des dépenses de défense. Les gouvernements réorientent leurs priorités vers la sécurité, ce qui apporte de la visibilité sur les commandes futures.
Pourquoi cela aide‑t‑il ?
La défense peut soutenir les portefeuilles lorsque le risque géopolitique n’est plus temporaire mais structurellement intégré. Le secteur est moins cyclique et moins dépendant de la demande des consommateurs.
À noter :
La défense n’offre pas une protection automatique contre l’inflation. Certaines sous‑branches sont déjà fortement valorisées, ce qui signifie qu’une partie du potentiel haussier peut être intégrée dans les prix.
Que se passe‑t‑il sur les marchés ?
En période d’incertitude accrue, les investisseurs recherchent souvent des formes liquides de préservation de la valeur. Les capitaux se déplacent vers des actifs facilement négociables et indépendants du crédit.
Pourquoi cela aide‑t‑il ?
L’or joue souvent le rôle d’ancrage de confiance. Il est tangible, négociable dans le monde entier et constitue historiquement une protection lorsque les marchés craignent une inflation persistante ou une érosion monétaire. Un choc lié au pétrole peut raviver ce rôle.
À noter :
L’or n’est pas toujours protecteur. Il évolue en fonction du dollar américain et des taux réels. Une hausse des taux réels peut exercer une pression sur le prix de l’or.
Les exemples mentionnés dans cet article sont fournis à titre informatif uniquement et ne constituent pas une recommandation.
N’oubliez pas qu’investir comporte des risques. Votre capital peut diminuer. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs. Saxo ne fournit pas de conseil en investissement.
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