Outrageous Predictions
La Belgique constitue une réserve stratégique de cacao avec sa Réserve Nationale de Chocolat
Ole Hansen
Responsable de la stratégie des matières premières
Relevé: Les derniers 13F filings montrent où se positionne le grand capital : retour vers la Big Tech, avec plusieurs mouvements marquants chez les grands investisseurs.
Ce contenu est un document marketing et ne doit pas être considéré comme un conseil en investissement. Le trading d’instruments financiers comporte des risques et les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs.
Pour les investisseurs, les 13F filings sont des lectures incontournables chaque trimestre. Dans ces documents, les grands fonds d’investissement américains doivent déclarer les actions cotées qu’ils détenaient en portefeuille à la fin du trimestre. Ils offrent ainsi un aperçu précieux des choix de certains des plus grands investisseurs au monde.
Une certaine nuance reste toutefois de mise. Un 13F constitue toujours une photo instantanée : les positions reflètent l’état d’un portefeuille au dernier jour du trimestre écoulé. Au moment où les investisseurs peuvent consulter ces documents, certaines positions ont parfois déjà été réduites, voire totalement liquidées. Il est donc préférable de ne pas les utiliser comme liste d’achats, mais plutôt comme un baromètre des positionnements du « smart money » et des thématiques qui occupent les investisseurs professionnels.
Dans les dernières publications, le retour en grâce de la Big Tech saute aux yeux. C’est d’autant plus notable que ces valeurs ont été à la traîne au premier trimestre. Les investisseurs s’interrogent sur les investissements massifs dans les centres de données et sur leur capacité à générer suffisamment de rendement. À l’inverse, les valeurs de semi-conducteurs, qui avaient fortement grimpé, sont largement absentes des listes d’achats. Des entreprises comme Visa, Walt Disney, Sunbelt Rentals Holdings, Fiserv, Uber, Adobe et Waters Corp apparaissent en revanche dans les portefeuilles des grands investisseurs.
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Source : dataroma.com
Chez Berkshire Hathaway, ce virage vers la Big Tech est peut-être encore plus marqué. Dans la première déclaration de l’ère post-Warren Buffett, Greg Abel semble avoir fortement réduit certaines positions plus modestes ou moins convaincantes, tout en renforçant nettement Alphabet. Des titres comme Visa, Mastercard, UnitedHealth et Domino’s Pizza ont disparu du portefeuille, tandis que Delta Air Lines, The New York Times et Macy’s y ont fait leur entrée.
Alors que Berkshire Hathaway se renforce sur Alphabet, Pershing Square de Bill Ackman a vendu sa position pour faire place à une pondération significative de 15 % en Microsoft. Un choix étonnant, car Microsoft a connu récemment un parcours boursier plus difficile. Le marché s’interroge sur sa valorisation, sur l’impact de l’intelligence artificielle sur son modèle logiciel traditionnel et sur le contexte plus incertain des valeurs technologiques. Ces doutes semblent aussi présents chez Chris Hohn (TCI Fund Management), qui a cédé sa participation après neuf années de détention.
Autre vendeur notable de Microsoft : le Bill & Melinda Gates Foundation Trust, qui a intégralement liquidé sa position, soit plus de 7 millions d’actions. Cela est distinct de la participation personnelle de Bill Gates. Depuis qu’il a quitté le conseil d’administration de Microsoft en 2019, il est https://www.forbes.com/sites/forbeswealthteam/article/bill-gates/tenu de ne plus divulguer publiquement ces informations. À l’époque, il détenait 1,3 % du capital, mais sa participation actuelle n’est pas connue.
Et puis il y a Donald Trump. Pas un hedge fund classique, évidemment, mais le trust qui abrite son patrimoine s’est montré particulièrement actif. Cela ressort de son https://www.oge.gov/web/oge.nsf/Officials%20Individual%20Disclosures%20Search%20Collection?OpenFormPeriodic Transaction Report. Avec des milliers de transactions, on remarque surtout une rotation très élevée du portefeuille, avec des positions dans des mégacapitalisations comme Nvidia, Microsoft, Amazon et Meta, mais aussi dans des groupes médias tels que Netflix, Warner Bros. Discovery et Paramount. Ce dernier cas attire particulièrement l’attention, en pleine saga de rachat, et soulève des questions potentielles de conflits d’intérêts.