Idée de trading - Danieli
Danieli, des marchés plus sévères mais des fondamentaux solides
L'ingénialiste italien a vu son titre chuter de 15,4 % après des résultats 2025/2026 mitigés, marqués par une provision exceptionnelle. Le groupe affiche un carnet de commandes solide de 6 milliards d'euros. Les fondamentaux restent robustes, soutenus par une demande croissante pour ses technologies dans un secteur en transition vers une production d'acier plus verte.
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Le marché est devenu plus sévère à l’égard du titre, rançon du succès. Mais Danieli reste bon marché, en capitalisant à peine 13 fois les bénéfices estimés pour 2027. Nous restons acheteurs tout en abaissant légèrement notre objectif à 65 €
Les relations entre les marchés et Danieli sont devenues plus tumultueuses. La découverte d’un groupe atypique à l’activité peu connue mais porteuse a laissé place à la réalité du terrain et aux turpitudes de l’exécution de grands projets, et sur un plan boursier d’une forme d’enthousiasme à plus de sévérité.
Nouveau statut, nouvelles exigences
C’est dans ce contexte que les résultats au titre de l’exercice 2025-2026 (clos le 30 juin), mitigés en raison notamment de provisions exceptionnelles, et les prévisions, jugées neutres, ont été mal perçus par le marché. Le groupe d’ingénierie transalpin paie aussi une communication défaillante incompatible avec son nouveau statut de valeur moyenne recherchée.
Rien de dramatique pour autant, et les fondamentaux restent inchangés. Sur la base d’un chiffre d’affaires de 3,83 milliards d’euros, en repli de 9 %, l’Ebitda est resté quasi stable au cours de l’exercice écoulé, à 439 millions, tandis que le résultat opérationnel a été ramené à 220,8 millions, contre 303,1 millions un an auparavant en raison de charges non récurrentes passées à cause de retards et de problèmes techniques sur plusieurs projets complexes. Le montant n’a pas été communiqué, mais certains analystes le chiffre à 94 millions. Le résultat net, lui, est ressorti à 230,4 millions, en progrès de 4 %.
Prudence et promesses
Bien que disposant d’un carnet de commandes solide, à 6 milliards d’euros à fin juin, contre 5,4 milliards un an plus tôt, qui n’inclut pas plusieurs contrats en cours de finalisation, le groupe se montre néanmoins prudent pour l’exercice en cours. Il table sur des revenus compris entre 3,9 et 4,2 milliards d’euros et sur un Ebitda de 430 à 450 millions, des niveaux proches de ceux qui ont été publiés pour l’exercice écoulé. Il est vrai que le contexte géopolitique et économique incertain et les coûts de l’énergie – Danieli produit aussi des aciers – ne plaident pas pour un excès d’optimisme.
Mais le marché sur lequel évolue l’ingénieriste italien est prometteur. Les sidérurgistes mondiaux vont progressivement verdir leur production d’acier, ce qui soutiendra la demande pour ses technologies, unanimement reconnues. De plus, l’environnement s’est sensiblement amélioré pour les producteurs d’acier en Europe, grâce aux mesures mises en place par l’Union européenne.
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Cette analyse a été élaborée par le "Groupe Les Echos / Le Parisien" et diffusée par Saxo Banque à des fins exclusivement publicitaires. Ce document est un contenu à visée marketing et ne doit pas être considéré comme un conseil en investissement.
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