Idée de trading - JPMorgan
JPMorgan Chase, toujours aussi rentable et solide, est en position d'investir
Le groupe bancaire américain bénéficie de la hausse des taux et les provisions pour risque de crédit sont en recul.
Le conseil de notre partenaire « Investir » :
Le titre est cher, à trois fois l'actif net tangible, mais cette prime au leader est justifiée. Nous sommes acheteurs avec un objectif de cours de 420 dollars.
Le cours de la première banque américaine a résisté (-0,9%) à la publication de ses comptes trimestriels, tandis que Citigroup a plié de 5,6% le jour de l’annonce. L'autre grand établissement généraliste, Bank of America, a perdu 4,7% : il devra régler une amende de 1,2 milliard de dollars pour avoir poursuivi des relations commerciales avec des trafiquants de drogue. Ainsi, JPMorgan fait à nouveau figure de bon élève.
Moins de rachats d'actions
Le marché a tout de même pris en compte l'effet mécanique sur le bénéfice par action d'une réduction durable de l'enveloppe consacrée aux rachats d'actions. Elle est tombée à 664 millions de dollars au troisième trimestre (non compris les 393 millions pour les salariés), après 6.185 millions au deuxième. Sur neuf mois, ces rachats de titres se sont élevés à 15 milliards, en baisse de 32,5% sur un an. Le dirigeant du groupe, Jamie Dimon, a expliqué cette décision : « *Nous pensons pouvoir déployer ce capital au fil du temps avec des rentabilités très attractives.* » L'heure est aux investissements.
Il est vrai que l'action JPMorgan se paie déjà trois fois les fonds propres tangibles par action (112,64 dollars fin septembre, en hausse de 6,6% sur un an). Un prix justifié par la rentabilité annualisée sur ses capitaux propres, ressortie à 20% lors des trois derniers mois. Elle aurait été de 21% sans une perte sur un investissement en titres, non précisée, pour 498 millions (658 millions avant impôts). Malgré cet élément exceptionnel, le bénéfice net s'est élevé à 15,3 milliards de dollars, en hausse de 6,3%.
Hausses de taux favorable
Les revenus se sont étoffés de 8,1%, à 50,2 milliards, tandis que les frais généraux ont grimpé de 12,4%, à 27,3 milliards, soit un ratio coûts sur revenus en hausse de 2,1 points, mais à un niveau quand même satisfaisant de 54,4%. Surtout, les provisions pour risques de crédit ont reculé de 19,4%, à 2,7 milliards. Le taux de défaut sur les cartes de crédit ne se dégrade pas et est même annoncé à 3,2% pour l'ensemble de l'année, contre 3,31% en 2025 et 3,34 % en 2024.
Compte tenu de l’augmentation des taux, la prévision de marge nette d'intérêt annuelle a été revue en hausse, à 106,2 milliards au lieu de 105,5 milliards, soit une hausse de 11,3% par rapport à l'an dernier. Les autres revenus sont un peu moins bien orientés, avec des commissions de courtage en baisse sur le marché obligataire, qui attire moins, mais en hausse sur les actions, notamment les technologiques.
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Cette analyse a été élaborée par le "Groupe Les Echos / Le Parisien" et diffusée par Saxo Banque à des fins exclusivement publicitaires. Ce document est un contenu à visée marketing et ne doit pas être considéré comme un conseil en investissement.
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